Mazda MX-5 : le bonheur avec quatre roues et deux sièges
À une époque où chaque nouveau modèle semble sortir d’un cahier des charges écrit par un ingénieur stressé et validé par un comité marketing sous caféine, la Mazda MX-5 a débarqué comme un coup de vent frais sur l’autoroute du conformisme. Pas de quatre roues motrices, pas de turbo, pas de modes de conduite, pas de sonorité trafiquée au haut-parleur : juste un petit moteur, une propulsion, une boîte bien étagée et un grand ciel bleu au-dessus de la tête.
Lancée en 1989, la MX-5 – ou Miata pour les intimes – est née d’un pari fou : recréer l’esprit des petits roadsters anglais (MG, Triumph, Lotus Elan), sans les fuites d’huile, les capotes qui rétrécissent au lavage et l’électricité aléatoire. Et contre toute attente, ça a marché. Mieux : ça a cartonné. Plus d’un million d’exemplaires vendus, des clubs de fans dans le monde entier, et une réputation bâtie non pas sur la puissance, mais sur le sourire qu’elle colle au conducteur à chaque virage.
La MX-5, c’est un peu comme un espresso bien serré : pas très gros, pas très fort, mais ça réveille et ça fait du bien. Dans cet article, on vous emmène retracer l’histoire de cette voiture à part, qui a osé rester simple là où tout le monde voulait devenir compliqué. Roadtrip dans le temps, capote ouverte.
Table des matières
Naissance d’une idée folle : faire revivre le roadster anglais… sans les fuites d’huile
À la fin des années 70, les petits roadsters européens battent de l’aile. La Triumph Spitfire s’essouffle, la MG B vieillit mal, la Fiat 124 Spider résiste encore un peu, mais la mode est passée. En cause ? Des normes de sécurité de plus en plus strictes, une fiabilité hasardeuse, et une clientèle qui préfère désormais les berlines allemandes sérieuses ou les coupés japonais rationnels. Bref, le petit cabriolet léger, deux places, propulsion, cheveux au vent… est mort.
Mais pas pour tout le monde.
Une idée née dans la tête d’un Américain
Tout commence dans les années 80, au sein de Mazda USA, avec un certain Bob Hall, un journaliste automobile californien reconverti en conseiller produit. L’homme a un rêve simple : ressusciter le roadster anglais, mais en version fiable, bien construit, rustique sans être archaïque. En clair, la Lotus Elan, sans les galères.
Il convainc les équipes japonaises de Mazda d’explorer cette piste, alors que l’obsession du moment est plutôt aux coupés turbo à phares escamotables. Il faudra plusieurs années de lobbying discret, de maquettes, de prototypes, et d’études de marché pour que le projet passe en validation. Le code interne : “Project Duo 101”.
Jinba Ittai : l’homme et la machine ne font qu’un
Le concept clé qui guidera toute la conception de la future MX-5, c’est le « Jinba Ittai », une expression japonaise issue du tir à l’arc monté traditionnel, et qui signifie littéralement : « le cavalier ne fait qu’un avec sa monture ».
En d’autres termes : la voiture ne doit pas se contenter de transporter le conducteur, elle doit l’amplifier. Chaque mouvement du volant, du levier, chaque vibration du moteur, chaque feedback du châssis doit être intuitif, naturel, connecté au corps.
Pas besoin de turbo, d’électronique, de 300 chevaux. Il faut de la légèreté, un équilibre parfait, un moteur volontaire, et un châssis joueur. Ce sera la recette, et elle n’a pratiquement pas changé en plus de 30 ans.
Une ligne simple, mais terriblement attachante
Mazda installe un petit studio de design en Californie, pour capter l’esprit des roadsters britanniques, tout en lui donnant une touche nippone. Le résultat : un capot long, une poupe ramassée, des phares escamotables, et une bouille craquante qui ne vieillit pas.
La voiture est pensée dès le départ pour être accessible, légère (moins de 950 kg), et abordable, sans sacrifier le style ni le plaisir. Un roadster pour le peuple, mais avec une finition à la japonaise.
Le grand jour : Chicago, février 1989
La Mazda MX-5 est dévoilée au Salon de l’Auto de Chicago en 1989. C’est un choc. Personne ne s’attend à voir ressusciter le petit roadster pur jus, et encore moins venant d’un constructeur japonais réputé sérieux mais discret.
Le succès est immédiat. Les carnets de commandes explosent. Les premiers essais presse sont dithyrambiques : “Elle ne va pas vite, mais on s’en fiche !” titrent les magazines. Tout le monde retombe amoureux de la conduite simple, vivante, légère.
Une révolution discrète
Mazda, avec cette idée un peu folle, vient de prouver qu’il est encore possible de faire vibrer les passionnés avec peu de choses, si elles sont bien faites. En pleine époque GTI bodybuildée et turbo à tout-va, la petite MX-5 choisit une autre voie : celle du sourire permanent.
MX-5 NA (1989–1998) : Pop-up, propulsion et pur bonheur
Quand on pense Mazda MX-5, on pense souvent à celle-là.
La première. La plus légère. Celle aux phares escamotables qui clignent des yeux comme un personnage de dessin animé.
La NA, c’est l’enfance du plaisir automobile, l’insouciance mécanique, le kiff immédiat. Une voiture sans chichi, qui vous regarde et vous dit : « Allez viens, on va prendre une petite départementale. »
Une fiche technique modeste… mais redoutable
À sa sortie, la MX-5 NA ne fait pas peur sur le papier. Et c’est justement pour ça qu’elle touche au but.
Moteur : 4 cylindres 1.6L 16 soupapes (115 ch), puis 1.8L (131 ch)
Poids plume : 940 kg à vide (quasi le poids d’une Twingo 1… avec du style en plus)
Transmission : propulsion, boîte manuelle 5 rapports ultra précise
0–100 km/h : autour de 9 secondes, mais ce n’est pas le sujet
Freins à disque aux 4 roues, direction assistée selon version, différentiel autobloquant sur certaines finitions
Ce que les chiffres ne disent pas, c’est que tout est calibré au millimètre pour le plaisir de conduite. Le moteur n’a rien d’un fauve, mais il est joyeux, volontaire, et fait corps avec le châssis. Le levier de vitesses court, ferme, donne envie de rétrograder juste pour le plaisir. Le volant, petit et communicatif, transmet les sensations comme une sportive d’un autre temps.
Un comportement de kart… civilisé
La MX-5 NA n’est pas une voiture de ligne droite, c’est une voiture de virages, de cols, de petites routes de campagne. Elle aime être cravachée, elle accepte de glisser, elle communique, elle vit. Elle ne pardonne pas les erreurs grossières, mais elle apprend au conducteur à conduire vraiment.
Le châssis est vif, l’amortissement ferme sans être cassant, et la direction sans assistance sur les premiers modèles est un régal de retour d’informations. C’est une école de pilotage roulante, idéale pour débuter sur circuit ou s’amuser à 80 km/h sans frôler la prison.
Pop-up love
Ah, ces phares escamotables ! Un geste, un clic, et la voiture cligne des yeux comme une mascotte. Inutile ? Complètement. Adorable ? Absolument. Ces phares, c’est le trait de crayon magique qui transforme la MX-5 NA en petite créature attachante.
Ils seront interdits quelques années plus tard par des normes de sécurité absurdes, mais ils restent un symbole de l’âge d’or du design automobile, quand on pouvait encore dessiner des voitures avec un peu de poésie.
Équipements : minimalisme japonais
Ne cherchez pas l’écran tactile, les capteurs d’angle mort ou le radar de recul. À bord de la NA, vous avez trois boutons, deux compteurs et une molette de chauffage. Et c’est parfait comme ça.
Mais selon les versions et les marchés, on trouve :
Volant Nardi ou Momo
Jantes BBS ou Minilite
Différentiel autobloquant (sur certaines 1.8)
Hard top en option (devenu très recherché aujourd’hui)
La MX-5 NA, c’est la voiture plaisir à l’état brut. Pas un collector hors de prix, pas un bolide intimidant, mais un concentré d’émotion, prêt à démarrer tous les matins pour vous rappeler pourquoi on aime conduire. Elle a inventé une formule que Mazda perfectionnera dans les générations suivantes, mais elle en reste la plus pure, la plus attachante, la plus emblématique.
NB, NC, ND : évolution douce, plaisir intact
NB (1998–2005) : Plus sérieuse, mais toujours joueuse
Ce qui change :
Les phares pop-up disparaissent (tristesse), remplacés par des optiques fixes plus modernes — et plus conformes aux normes de sécurité.
Le style s’affine, la ligne devient plus lisse, plus discrète. Elle perd un peu de son charme « cartoon », mais gagne en maturité.
L’intérieur est plus sérieux, la finition monte d’un cran.
Sous le capot :
1.6 (110 ch) et 1.8 (140 ch), puis versions NBFL (phase 2) plus affûtées
Toujours moins d’une tonne à vide
Le comportement reste aussi vif, la direction est un peu plus assistée mais toujours communicative
Versions spéciales :
10th Anniversary Edition : peinture bleue, boîte 6 rapports, suspensions Bilstein
Mazdaspeed MX-5 (USA uniquement) : version turbo 178 ch, très recherchée
Verdict :
La NB, c’est la MX-5 adulte, mais sans cravate. Moins exubérante que la NA, mais toujours animée du même esprit. Une excellente porte d’entrée dans le monde des roadsters.
NC (2005–2015) : La mal-aimée… injustement
Ce qui change :
La NC passe sur une nouvelle plateforme. Elle est plus large, plus lourde, avec des arches plus marquées. Certains la traitent de « grossie », d’autres la trouvent « molle ». C’est un peu sévère.
La capote en toile est toujours là, mais Mazda propose aussi une version RC (Retractable Coupé) avec un toit rigide escamotable électrique. Pratique, mais plus lourde.
Moteurs :
1.8 L (126 ch) et 2.0 L (160 ch)
Boîte 5 ou 6 rapports
Châssis plus rigide, comportement plus sain à haute vitesse
Qualités :
C’est la MX-5 de la raison : fiable, confortable, utilisable au quotidien
Son comportement est toujours très joueur en conduite dynamique
Le moteur 2.0 est agréable et assez plein dans les tours
Versions à retenir :
NC RC 2.0 Performance : idéale pour une GT cheveux au vent
NC 25th Anniversary Edition : sellerie cuir, peinture spéciale, finitions haut de gamme
Verdict :
La NC a souffert de la comparaison avec ses devancières plus légères, mais c’est une voiture redoutablement polyvalente, idéale pour les amateurs de road trip, d’arsouille du dimanche et de mécanique simple.
ND (2015–présent) : Retour aux sources
Ce qui change :
Mazda revient à l’essence même de la NA : légèreté (975 à 1 050 kg), dimensions contenues, design musclé mais fluide.
Lignes tendues, phares acérés, ailes galbées : la ND plaît aux puristes comme aux néophytes.
Moteurs :
Skyactiv-G 1.5 L (131 ch) et 2.0 L (160 puis 184 ch)
Boîte manuelle à 6 rapports ultra précise
Châssis affûté, répartition des masses idéale (50/50)
Points forts :
Le plaisir de conduite est à son sommet
Elle combine modernité et esprit old-school
Le 1.5 est léger et joueur, le 2.0 plus rond et performant
Version RF (Retractable Fastback) :
Toit rigide électrique, silhouette façon Targa
Moins « roadster pur », mais très séduisante pour un usage mixte
Éditions spéciales :
ND 30th Anniversary : orange Racing, jantes RAYS, Recaro, BREMBO
ND Kazari / Kizuna / Homura (Europe) : finitions haut de gamme
Verdict :
La ND, c’est la synthèse parfaite : une MX-5 qui s’adresse au cœur et à la raison, en combinant plaisir de conduite, style affirmé et fiabilité moderne. C’est peut-être la meilleure MX-5 jamais produite… jusqu’à la prochaine.
En résumé
| Génération | Années | Phares | Poids | Moteur phare | Particularité |
|---|---|---|---|---|---|
| NA | 1989–98 | Pop-up | ~940 kg | 1.6 115 ch | La plus pure et fun |
| NB | 1998–05 | Fixes | ~1 000 kg | 1.8 140 ch | Maturité, fiabilité |
| NC | 2005–15 | Fixes | ~1 150 kg | 2.0 160 ch | Confort + daily |
| ND | 2015– | Fixes | ~1 000 kg | 2.0 184 ch | Retour aux sources |
La MX-5 dans la culture populaire : discrète mais culte
Elle n’a jamais roulé sur la lune, n’a pas de machine à remonter le temps dans le coffre, et on ne l’a jamais vue sauter d’un train en flammes. Et pourtant, la Mazda MX-5 est devenue, à sa façon, une icône de la pop culture automobile. Une sorte de héros secondaire devenu culte, un peu comme Steve Buscemi dans un film des frères Coen : pas le plus bruyant, mais toujours mémorable.
Star des simulateurs et des jeux vidéo
Dès qu’un jeu propose un mode carrière ou une simulation un tant soit peu réaliste, la MX-5 est le point de départ quasi obligé.
Gran Turismo : La NA rouge est souvent la première voiture de votre garage, celle qui vous apprend les trajectoires avant de passer à la Skyline ou à la F40.
Forza Motorsport / Horizon : Présente dans toutes les éditions, y compris en drift, time attack, ou avec des swaps de moteurs délirants (oui, un V8 dans une ND, c’est possible).
Assetto Corsa : Star des mods communautaires, adorée des simracers pour son équilibre et sa pédagogie.
Need for Speed : Moins présente, mais quand elle l’est, c’est souvent la caisse que vous tunez avec amour avant de sombrer dans le mauvais goût.
La MX-5 est partout, car elle représente le plaisir pur, celui que tout joueur peut s’offrir et comprendre, sans devoir gagner le championnat du monde virtuel.
Petites apparitions, grande sympathie
Contrairement à certaines supercars surreprésentées, la MX-5 n’apparaît pas dans tous les blockbusters, mais elle a su se faire une place dans plusieurs formats :
Top Gear (BBC) : Clarkson l’a moquée, Hammond l’a défendue, May l’a achetée. Au final, les trois sont d’accord : « It’s brilliant ».
The Grand Tour : Elle est souvent utilisée comme référence « plaisir simple » face aux voitures bardées d’électronique.
Téléfilms, séries, clips : on l’aperçoit souvent comme voiture de jeune couple ou de prof cool, cabriolet de ville pour ceux qui ont gardé un brin de folie.
Elle incarne l’antihéros sympa, le bon pote fiable, celui qu’on finit par préférer à la vedette surjouée.
Une légende vivante dans le monde amateur
Si vous avez mis les pieds sur un circuit lors d’une journée open, vous avez vu des MX-5 par dizaines.
En autocross, elle est reine : équilibrée, légère, modifiable, abordable.
En trackdays, la NA et la NB sont légion, souvent préparées avec peu : combinés filetés, arceau, semi-slicks… et c’est parti.
Des championnats monomodèles comme la Mazda MX-5 Cup permettent à des pilotes amateurs (et parfois pros) de s’affronter à armes égales. Pas de budget faramineux, juste du pilotage pur.
La MX-5 est devenue l’équivalent des Converse All Star du sport auto : simple, fun, indémodable.
Tuning, clubs et culture fan
La MX-5 a aussi donné naissance à une communauté mondiale, parmi les plus soudées du monde automobile.
Clubs dans chaque pays, sorties entre passionnés, événements dédiés comme le MX-5 Owners Club UK Rally ou Miatas at Laguna Seca aux USA.
Forums cultes : miata.net, MX5France, MX-5 Passion…
Une culture tuning assez particulière : jantes rétro, stickers japonais, échappements chantants, suspensions rabaissées, et parfois même du stance un peu extrême.
Mais toujours avec une touche bon enfant. La MX-5 attire les bricoleurs, les rêveurs, les pilotes du dimanche, les puristes, bref… des gens qui aiment vraiment leur voiture.
La voiture de tous les passions
La Mazda MX-5 n’a jamais voulu être une icône. Et c’est peut-être pour ça qu’elle l’est devenue. Elle est la voiture du plaisir désintéressé, de la passion accessible, de la conduite sincère. Elle parle autant au novice qu’au pilote chevronné. Elle a son propre langage, fait de petites glissades, de talon-pointe réussis, de virages pris capote ouverte au coucher du soleil.
Dans un monde saturé de badges, de gadgets, de surpuissance et de SUV indigestes, la MX-5 continue de sourire tranquillement, de cligner des yeux, et de tracer sa route. Et dans la culture auto, ça vaut toutes les caisses de Fast & Furious.
Acheter une MX-5 aujourd’hui : quelles versions, quels pièges ?
Vous avez vu une NA rouge passer, phares pop-up levés comme deux sourcils joyeux, et depuis vous êtes hanté. Vous avez tapé « MX-5 à vendre » un peu pour rire… et puis vous êtes tombé sur une annonce qui vous a fait froncer les sourcils, puis rêver, puis douter. Pas de panique. Acheter une Mazda MX-5, c’est presque un rite initiatique, à condition de savoir où poser les yeux, les mains, et surtout le chèque.
NA (1989–1998) : la pureté… et la rouille
Pourquoi on l’aime :
La plus légère, la plus simple, la plus fun
Son look de grenouille vintage, ses phares escamotables, sa direction sans filtre
Un rapport prix/plaisir imbattable (quand elle est saine)
Ce qui peut faire mal :
La corrosion. C’est le mal absolu sur les NA : bas de caisse, longerons, plancher, bas d’ailes, dessous du pare-brise. Si c’est perforant, fuyez.
Électricité capricieuse si l’humidité s’est installée
Freins et amortisseurs parfois rincés par un usage intensif sur circuit
À privilégier :
Versions 1.6 d’avant 1995 pour leur moteur vif
Exemplaires avec historique complet, stock ou légèrement préparés (échappement, suspensions)
NB (1998–2005) : la MX-5 raisonnable
Pourquoi on l’aime :
Meilleure finition, prix encore abordables
Confort supérieur, équipements un peu plus modernes (airbags, clim, ABS…)
Motorisation 1.8 volontaire, idéale pour un daily décalé
Ce qui peut faire mal :
Corrosion, encore elle (mêmes points sensibles que la NA)
Phares ternis, garnitures intérieures fragiles
Capote fatiguée (fuites, lunette décousue)
À privilégier :
NBFL (phase 2, après 2001) en 1.8 avec différentiel autobloquant
Les séries spéciales (10th Anniversary, Phoenix, etc.)
NC (2005–2015) : la mal-aimée devenue bon plan
Pourquoi on l’aime :
Prix plancher (à partir de 7 000 € en bon état)
Confort, silence, utilisation au quotidien
Toit rigide électrique (RC), parfait pour ceux qui veulent rouler toute l’année
Ce qui peut faire mal :
Poids en hausse, moins joueuse en version stock
Plastiques de planche de bord qui vieillissent mal
Consommation un peu plus élevée
À privilégier :
Versions 2.0 avec pack sport ou suspensions Bilstein
Exemplaires bien entretenus avec carnet Mazda
ND (2015–aujourd’hui) : le rêve moderne
Pourquoi on l’aime :
Superbe châssis, retour à la légèreté
Finition en net progrès, comportement exemplaire
Encore sous garantie pour les modèles récents
Ce qui peut faire mal :
Prix élevé à l’achat (comptez au moins 18–20 000 € pour une 1.5 d’occasion, plus de 30 000 € pour une 2.0 neuve)
RF (Retractable Fastback) plus lourd et moins « roadster » dans l’âme
Suspension parfois trop ferme (surtout sur les 2.0 en finition sport)
À privilégier :
1.5 L pour les puristes légers, 2.0 L pour les amateurs de relances musclées
Série 30th Anniversary (orange Racing), déjà collector
Attention aux préparations extrêmes ou aux véhicules “trackdayisés” fatigués
Ce qu’il faut vérifier sur toutes les générations :
Capote : étanchéité, mécanisme, lunette arrière
Corrosion (NA et NB surtout)
Historique d’entretien clair (vidanges, distribution, freins)
Train roulant : silents-blocs, amortisseurs, géométrie
Joints moteur et pont : fuites possibles sur les versions très kilométrées
Modifs : attention aux kits turbo “artisanaux” ou aux suspensions ultra-basses
Et l’entretien dans tout ça ?
Facile, accessible et peu coûteux
Une NA ou NB bien entretenue peut durer 300 000 km
Les pièces sont disponibles, les garages compétents nombreux
Les forums et tutos YouTube regorgent d’infos
Verdict : laquelle pour vous ?
Pour le look et l’émotion vintage : NA 1.6 en bon état
Pour rouler tous les jours sans souci : NBFL 1.8 ou NC RC
Pour le week-end plaisir à deux : ND 1.5
Pour faire du circuit ou du trackday abordable : NB 1.8 préparée
La Mazda MX-5, c’est comme une converse basse à lacets : ça va avec tout, ça met en valeur ce qu’il y a autour, et ça fait toujours son petit effet. Trouvez la vôtre, soignez-la, et elle vous le rendra au centuple en sensations.
Miniatures et merchandising : la MX-5 au 1/18, 1/43
Si conduire une MX-5 est un plaisir, l’exposer sur une étagère vitrée en est un autre. Depuis ses débuts en 1989, la petite roadster japonaise a conquis autant les circuits que les vitrines, et les fabricants de miniatures l’ont bien compris. Qu’on soit amateur de modèles réduits ultra-détaillés, de jouets vintage, ou simplement en quête d’un objet sympa pour son bureau, la MX-5 a toujours une échelle pour vous.
La NA : icône de collection
C’est la plus représentée en miniature, notamment dans sa version rouge, phares pop-up levés comme pour dire bonjour.
Fabricants incontournables :
Autoart (1/18) : finitions soignées, ouvrants, détails moteur, suspensions visibles — un must pour les puristes.
Kyosho (1/43 et 1/18) : superbe rapport qualité-prix, peinture fine, proportions réalistes.
Versions spéciales :
Modèles de course (Mazda Cup)
Séries limitées (Sunburst Yellow, British Racing Green, 10th Anniversary)
Modèles « barn find », rouillés ou patinés par des artisans
NB, NC, ND : moins nombreuses, mais bien représentées
NB : moins fréquente en 1/18, mais présente chez Ebbro (1/43), IXO ou Spark.
NC : rare, mais quelques éditions spéciales chez Kyosho et des modèles presse (Hachette, Altaya).
ND : plus courante en 1/43 et 1/64, notamment :
ND RF chez Kyosho (superbe reproduction du mécanisme de toit),
- Tarmac Works, Hobby Japan, et Schuco offrent des déclinaisons plus exotiques.
À surveiller :
Les modèles « tuned » : suspensions rabaissées, jantes BBS, hard top ou capote baissée.
Les couleurs exclusives : orange 30th Anniversary, Soul Red Crystal…
Conclusion : pourquoi la MX-5 restera une légende
À l’heure des SUV bardés d’écrans, des boîtes automatiques à 8 rapports, des voitures qui freinent toutes seules (même quand on n’a rien demandé), la Mazda MX-5 fait figure d’objet résistant non identifié. Une anomalie joyeuse, née à la fin des années 80 et encore là plus de trente ans plus tard, fidèle à son idée d’origine : faire de chaque virage un moment de grâce.
Elle n’a jamais cédé à la tentation de la surenchère :
pas de V6, pas de transmission intégrale, pas de gadgets pour cacher la misère,
juste un petit moteur, un centre de gravité bas, une capote facile à replier, et cette sensation unique d’être en connexion directe avec la route.
La MX-5 a su rester simple sans être rustique, légère sans être fragile, attachante sans être mièvre. Elle ne court pas après les chiffres. Elle court après le plaisir. Et ça, c’est de plus en plus rare.
La Mazda MX-5, c’est le cabriolet des gens qui aiment vraiment conduire. Pas besoin d’être pilote, ni d’avoir un garage de 300 m². Il suffit d’un peu de soleil, d’une route pas trop droite, et de quelques litres dans le réservoir.
Elle vous apprend à conduire, à écouter, à ressentir. Elle fait rire, parfois jurer (quand la capote fuit ou que le pot cogne), mais elle ne laisse jamais indifférent.
Elle traverse les générations comme un vieux film qu’on ne se lasse pas de revoir. Et à chaque nouvelle version, Mazda continue d’affiner la recette sans trahir l’âme.
Alors oui, elle n’est pas la plus puissante, ni la plus rapide, ni la plus flatteuse en ligne droite. Mais elle a ce petit truc en plus qu’on appelle l’équilibre, l’honnêteté, la joie. Et dans un monde où tout devient de plus en plus assisté, lourd, formaté… ça vaut de l’or.
Miata is always the answer.
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