Les moteurs emblématiques #3 – 10 moteurs américains et japonais
Après avoir célébré les plus beaux moteurs européens, il est temps de traverser les océans pour rendre hommage à deux autres géants de la culture automobile : les États-Unis et le Japon.
À première vue, tout semble opposer leurs philosophies mécaniques. D’un côté, la puissance brute et le couple surabondant des V8 américains, souvent conçus pour les longues lignes droites et les accélérations musclées. De l’autre, la finesse technique et l’ingénierie de précision des motoristes japonais, capables de faire hurler un petit 4 cylindres atmosphérique à des régimes stratosphériques.
Pourtant, ces moteurs ont un point commun : ils ont marqué des générations d’automobilistes et de passionnés, au volant comme à l’écran ou dans les paddocks. Certains sont devenus des icônes de la pop culture, d’autres des références incontournables dans les ateliers de préparation du monde entier.
Ce nouvel article présente 10 moteurs emblématiques, entre muscle cars et samouraïs de circuit, qui ont écrit une autre page de la légende automobile.
🇺🇸 21. Chrysler HEMI 426 – Le roi des dragsters et des muscle cars
Surnommé « The Elephant » en raison de sa taille et de sa puissance colossale, le HEMI 426 incarne à lui seul toute l’âme des muscle cars américains. Lancé en 1964 pour la compétition NASCAR, ce V8 de 7.0 litres se distingue par ses chambres de combustion hémisphériques, une innovation technique qui améliore le remplissage et la combustion, et lui donne son nom : HEMI.
Le moteur HEMI 426 développe 425 chevaux SAE (nettement plus en réalité), avec un couple aussi brutal qu’inépuisable. Il est réservé aux versions les plus extrêmes des Dodge et Plymouth des années 60 et 70, et rapidement banni de certaines courses pour cause… de domination écrasante.
Son rugissement rauque, son couple instantané et sa robustesse légendaire ont marqué à jamais la culture dragster, mais aussi le cinéma et les jeux vidéo.
📌 Modèles emblématiques équipés du HEMI 426 :
Dodge Charger R/T 426 HEMI (1968–1971) – l’icône de Fast & Furious
Plymouth Barracuda HEMI (1970–1971) – ultra rare, aujourd’hui culte
Dodge Challenger R/T HEMI (1970) – l’apogée de la muscle car
Plymouth GTX, Road Runner, Superbird – bestiales et mythiques
Dodge Dart HEMI (1968) – version drag homologuée route
Modern HEMI renditions – inspirant la gamme Hellcat et Demon
Anecdote : Le HEMI 426 a été si dominant en NASCAR que les règlements ont été modifiés pour limiter son usage, forçant Chrysler à se tourner vers la route et les fans… qui l’ont immédiatement adopté.
Le HEMI est devenu une marque dans la marque, aujourd’hui encore exploitée commercialement par Dodge, preuve que sa légende continue de faire vibrer les amateurs de V8 déraisonnables.
🇺🇸 22. Chevrolet Small Block V8 – Le V8 le plus produit de tous les temps
Si le HEMI 426 incarne la force brute, le Chevrolet Small Block V8 incarne la longévité, la modularité et l’accessibilité. Lancé en 1955 avec la Chevrolet Bel Air, ce V8 compact et léger de 4,3 litres (265 ci à l’origine) allait connaître des dizaines d’évolutions pendant plus d’un demi-siècle, avec des cylindrées allant de 4,3 à 6,6 litres.
C’est le moteur V8 le plus produit au monde, avec plus de 100 millions d’exemplaires. Il a motorisé des voitures de série, des voitures de course, des pick-up, des hot rods et même des bateaux. Sa simplicité de conception (bloc en fonte, arbre à cames central, soupapes en tête) le rend facile à entretenir, à modifier et à fiabiliser, d’où sa popularité parmi les préparateurs.
Sa souplesse, son couple et son chant rauque typiquement américain en ont fait le cœur de la muscle car américaine mais aussi un symbole mondial du V8 US.
📌 Modèles emblématiques équipés du Small Block V8 :
Chevrolet Corvette (C1 à C6) – dès 1955, le small block est son ADN
Chevrolet Camaro – muscle car populaire et performante
Chevrolet Chevelle SS / Malibu – stars des années 60
Pontiac Firebird / GTO – cousines GM légendaires
Chevrolet Nova, Impala, Caprice, Monte Carlo – tous ont eu leur version V8
Hot Rods, pick-ups Chevrolet/GMC, buggies, swaps en tous genres – partout et toujours
Anecdote : Des générations entières de passionnés ont appris la mécanique sur un Small Block. Il existe des kits complets à monter soi-même, vendus par GM Performance.
Aujourd’hui encore, le Small Block perdure à travers la gamme LS (et plus récemment LT), preuve que l’ADN d’un moteur peut traverser les décennies tout en s’adaptant à son époque.
🇺🇸 23. Ford V8 5.0 “Coyote” – Le renouveau du V8 à l’américaine
Dans un contexte où l’efficacité énergétique et la réduction des émissions s’imposent, Ford relève un défi de taille au début des années 2010 : créer un V8 moderne, puissant et fiable, sans renier l’âme de la marque. Le résultat ? Le Coyote 5.0, un moteur atmosphérique de 4 951 cm³, lancé en 2011 dans la Mustang GT.
Ce V8 à double arbre à cames en tête (DOHC) avec distribution variable Ti-VCT et injection électronique sophistiquée combine tradition et innovation. Sa conception modulaire permet des régimes élevés (jusqu’à 7 500 tr/min selon les versions) tout en conservant le couple généreux qui fait la réputation des moteurs US.
Le Coyote devient rapidement un favori des passionnés : robuste, hautement modifiable, et à la sonorité envoûtante. Il a été produit en plusieurs générations (Gen 1 à Gen 4), atteignant 486 ch dans la Mustang GT 2024 en version atmo, voire plus de 500 ch dans ses déclinaisons plus sportives.
📌 Modèles emblématiques équipés du Coyote :
Ford Mustang GT (2011 – aujourd’hui) – renaissance du pony car
Ford Mustang Mach 1 (2021) – version optimisée pour le circuit
Ford Mustang Bullitt / Dark Horse – éditions limitées emblématiques
Ford F-150 5.0 – muscle et fiabilité dans un pick-up
Superformance GT40 / kit cars – swaps et projets haut de gamme
Modèles préparés (Roush, Saleen, Hennessey) – base idéale pour la performance
Anecdote : Bien qu’ultra-moderne, le Coyote conserve le son rauque caractéristique d’un V8 Ford, un compromis rare entre technologie et émotion mécanique.
Encore en production aujourd’hui, le Coyote est considéré par beaucoup comme l’un des derniers grands V8 atmosphériques, et une véritable lettre d’amour au moteur à combustion.
🇺🇸 23. V10 Dodge Viper – La brutalité à l’état pur
Quand Chrysler lance la Dodge Viper en 1992, l’idée n’est pas de faire dans la demi-mesure. Inspirée par l’esprit de la Shelby Cobra, la Viper devait être radicale, bestiale et sans concession. Pour cela, elle reçoit un moteur aussi spectaculaire que la voiture elle-même : un V10 de 8.0 litres, dérivé d’un bloc de camion… mais retravaillé en aluminium par Lamborghini, alors propriété du groupe Chrysler.
Ce V10 atmosphérique développe 400 chevaux et 630 Nm dès ses débuts, propulsant la Viper RT/10 au rang de monstre sacré. Sa cylindrée augmentera au fil des générations jusqu’à 8,4 litres pour plus de 640 chevaux dans la Viper SRT (2013–2017). Sa sonorité rauque et grave, ses reprises cataclysmiques et son absence d’aides électroniques jusqu’aux années 2000 en ont fait une voiture aussi légendaire que dangereuse.
Le moteur V10 Viper ne visait pas la finesse : il offrait un couple démesuré, une réponse brute à l’accélérateur, et une expérience analogique rare dans l’histoire de l’automobile.
📌 Modèles emblématiques équipés du V10 Viper :
Dodge Viper RT/10 (1992–2002) – la bête sans toit ni aides
Dodge Viper GTS (1996–2002) – coupé plus civilisé… en apparence
Dodge Viper SRT-10 (2003–2010) – plus moderne, toujours sauvage
Dodge Viper SRT (2013–2017) – ultime évolution, plus de 640 ch
Ram SRT-10 (2004–2006) – pick-up Viper : pourquoi pas ?
Anecdote : La Viper V10 est l’un des plus gros moteurs atmosphériques jamais montés sur une voiture de série, dépassant largement en cylindrée la plupart des V12.
Avec l’arrêt de la production en 2017, c’est une page de l’histoire du muscle américain qui s’est refermée, marquée par un moteur à nul autre pareil.
🇺🇸 24. Cadillac V8 Northstar – Le pari technologique du luxe américain
Au début des années 90, Cadillac doit réagir face à l’offensive des berlines européennes, notamment les V8 allemands de BMW, Audi et Mercedes. Pour relancer son image de luxe et de technologie, General Motors développe un tout nouveau moteur haut de gamme : le Northstar V8, lancé en 1993.
Ce V8 tout aluminium à double arbre à cames en tête (DOHC), à 32 soupapes et calage variable, est alors une véritable révolution chez Cadillac, marque historiquement attachée aux gros blocs en fonte à simple arbre. D’une cylindrée de 4.6 litres, il développe entre 275 et 300 ch selon les versions. Il est pensé pour la douceur, la montée en régime linéaire et le raffinement, tout en offrant de belles performances.
Le Northstar équipe non seulement les berlines Cadillac, mais aussi les sportives (comme la rare Allanté) et même certaines Oldsmobile, Pontiac ou Buick dans ses variantes dérivées. Il sera produit jusqu’en 2011, avec quelques évolutions (incluant une version V8 4.4L à compresseur dans la STS-V de 469 ch).
📌 Modèles emblématiques équipés du V8 Northstar :
Cadillac Seville STS (1993–2004) – la plus européenne des Cadillac
Cadillac Eldorado ETC / ESC – GT confortable à l’américaine
Cadillac DeVille / DTS – luxe et douceur sur autoroute
Cadillac XLR (2004–2009) – roadster basé sur la Corvette
Cadillac STS-V – version survitaminée avec compresseur
Oldsmobile Aurora / Buick Lucerne – dérivés du Northstar V8
Anecdote : Malgré ses qualités techniques, le Northstar a souffert d’une fiabilité controversée (notamment au niveau des joints de culasse), entachant en partie sa réputation.
Le V8 Northstar reste cependant l’un des moteurs les plus audacieux jamais proposés par Cadillac, symbole d’une volonté de renouer avec l’excellence technologique… et d’un tournant crucial pour le haut de gamme américain.
🇺🇸 25. GM LS – Le V8 moderne devenu une légende vivante
Lancé en 1997 pour succéder au mythique Small Block, le GM LS (ou “Gen III/IV V8”) est l’archétype du moteur américain moderne : compact, léger, puissant, fiable et incroyablement polyvalent. Il conserve l’architecture traditionnelle d’un V8 à poussoirs (OHV), mais entièrement repensée avec des matériaux modernes, des chambres de combustion plus efficaces, et une gestion électronique avancée.
Dès sa première version, le LS1 (5.7L, 345 ch) installé dans la Chevrolet Corvette C5, le ton est donné : performances, légèreté, simplicité. Le moteur connaîtra de nombreuses évolutions (LS2, LS3, LS6, LS7, LS9…) allant jusqu’à 638 ch pour le LS9 suralimenté de la Corvette ZR1.
Mais c’est surtout la modularité et la compatibilité du LS qui vont en faire un phénomène : swap facile, pièces abondantes, performances élevées… il devient le chouchou des préparateurs du monde entier, trouvant sa place dans des muscle cars, des voitures de course, des 4×4, voire des voitures japonaises ou européennes modifiées.
📌 Modèles emblématiques équipés d’un moteur LS :
Chevrolet Corvette C5 à C7 – le berceau naturel du LS
Chevrolet Camaro SS / Pontiac GTO / G8 – V8 musclés
Chevrolet Trailblazer SS / Cadillac CTS-V – LS sur SUV ou berline
HSV / Vauxhall VXR8 – dérivés australiens très méchants
Voitures de drift, hot rods, kit cars, swaps JDM/Euro – la folie des swaps LS
Corvette C6 Z06 (LS7) & ZR1 (LS9) – chef-d’œuvres techniques
Anecdote : Le LS est tellement répandu qu’on trouve des adaptateurs pour presque tous les types de boîtes de vitesses et de châssis – du Defender à la Miata !
Véritable icône contemporaine, le GM LS est sans doute le V8 le plus swapé au monde, et continue de propulser le mythe américain bien au-delà des frontières des USA.
🇯🇵 26. Toyota 2JZ-GTE – Le bloc indestructible devenu légende
S’il ne devait rester qu’un seul moteur japonais dans la mémoire des passionnés, ce serait probablement lui : le Toyota 2JZ-GTE. Ce 6 cylindres en ligne 3.0L bi-turbo, lancé en 1991 pour succéder au 1JZ-GTE, est entré dans la légende grâce à son incroyable robustesse, sa sonorité unique, et son potentiel de préparation presque infini.
Conçu avec un bloc en fonte, un vilebrequin forgé, et des composants surdimensionnés, le 2JZ-GTE peut encaisser des puissances de plus de 1000 ch en préparation extrême… sans que le bloc moteur bronche. À l’origine, il délivre 280 ch (version japonaise) ou 320 ch (version export), avec deux turbos séquentiels qui assurent couple à bas régime et puissance à haut régime.
C’est la Toyota Supra Mk4 (A80) qui va faire connaître le 2JZ au grand public. Grâce à son apparition dans Fast & Furious (2001), la Supra devient une icône, et le 2JZ-GTE l’un des moteurs les plus convoités de la planète.
📌 Modèles emblématiques équipés du 2JZ-GTE :
Toyota Supra A80 (1993–2002) – la voiture culte par excellence
Toyota Aristo (Lexus GS au Japon) – berline de luxe à double turbo
Toyota Soarer / Chaser / Crown – variantes JDM puissantes
Voitures de drift / dragsters / restomods – swap roi chez les préparateurs
Anecdote : Il est courant de voir des 2JZ préparés développer 800 à 1200 ch en drag ou drift… et pourtant, le bloc d’origine reste inchangé. Un exploit technique rare.
Le 2JZ-GTE est bien plus qu’un moteur performant : c’est un symbole de fiabilité japonaise et de passion automobile, une véritable icône générationnelle qui continue d’être vénérée dans le monde entier.
🇯🇵 27. Honda B16B – Le VTEC dans toute sa splendeur
Parmi les moteurs japonais les plus célébrés des années 1990, le Honda B16B occupe une place particulière dans le cœur des amateurs de sportives compactes. Ce 4 cylindres 1.6L atmosphérique DOHC VTEC, lancé en 1997, a été développé exclusivement pour la Civic Type R EK9, première du nom.
Doté d’un taux de compression élevé, d’un vilebrequin renforcé, de bielles allégées, d’une admission spécifique et surtout du système VTEC (distribution variable sur les soupapes d’admission et d’échappement), le B16B développe 185 chevaux à 8 200 tr/min. Soit plus de 115 ch/litre sans suralimentation, un record pour l’époque… et une véritable prouesse technique.
La magie du VTEC permet au moteur de combiner souplesse à bas régime et rage mécanique à haut régime, le tout dans une envolée sonore inimitable. Le B16B a inspiré toute une génération de passionnés, devenant une légende des circuits et du tuning.
📌 Modèles emblématiques équipés du B16B :
Honda Civic Type R EK9 (1997–2000) – la première vraie Type R
Préparations track-day / JDM – swaps fréquents dans les Civic EG, CRX ou Integra
Honda Civic JDM SiR (B16A) – versions apparentées plus accessibles
Anecdote : Le B16B partage certains composants avec le B18C de l’Integra Type R, mais son bloc moteur est basé sur un B16A renforcé à la main dans l’usine Honda de Suzuka.
Le B16B n’a jamais été le plus coupleux, ni le plus puissant sur le papier. Mais il a offert à la Civic un caractère moteur digne d’une voiture de sport, et symbolise l’approche unique de Honda : faire plus avec moins, avec une fiabilité à toute épreuve.
🇯🇵 28. Mazda 13B Wankel – Le moteur rotatif qui a défié les conventions
Parmi tous les moteurs produits au Japon, le 13B de Mazda est sans doute le plus singulier. Contrairement aux moteurs à pistons classiques, il utilise la technologie Wankel, à rotor rotatif, développée en Allemagne puis perfectionnée par Mazda dès les années 1960. Le 13B, apparu en 1973, est l’itération la plus emblématique de cette technologie.
Compact, léger, incroyablement fluide dans sa montée en régime, ce moteur rotatif ne vibre pas, mais chante haut dans les tours. Il offre deux chambres rotatives de 654 cm³, soit environ 1,3 L de cylindrée nominale, mais un comportement équivalent à un moteur deux fois plus gros. Il sera décliné en versions atmosphérique ou biturbo, avec des puissances allant jusqu’à 280 ch.
Le 13B atteindra son apogée dans la légendaire Mazda RX-7, et surtout la RX-7 FD3S, devenue icône dans le monde entier grâce à ses performances, son équilibre, son design, et sa présence dans la culture populaire (Fast & Furious, Initial D…).
📌 Modèles emblématiques équipés du 13B :
Mazda RX-7 SA22C / FB (1978–1985) – première génération
Mazda RX-7 FC3S (1986–1991) – plus moderne et sophistiquée
Mazda RX-7 FD3S (1992–2002) – chef-d’œuvre absolu
Mazda Cosmo (13B RE / 20B) – version de luxe biturbo
Mazda RX-8 (13B-MSP Renesis) – évolution atmosphérique moderne
Prototypes 787B / voitures de course IMSA – performances en endurance
Anecdote : Le moteur EJ20 a permis à Subaru de décrocher trois titres Constructeurs en WRC (1995, 1996, 1997) et un titre Pilote en 2003.
Produit pendant plus de 30 ans, le EJ20 a été remplacé récemment par le moteur FA20, mais reste un moteur culte chez les fans de Subaru pour sa fiabilité, ses performances en rallye, et son énorme potentiel en préparation.
🇯🇵 30. Nissan RB26DETT – Le 6 en ligne biturbo de Godzilla
Parmi tous les moteurs japonais, le RB26DETT est sans doute l’un des plus vénérés. Ce 6 cylindres en ligne 2.6L biturbo DOHC, conçu par Nissan pour homologuer sa Skyline GT-R R32 en Groupe A, voit le jour en 1989. Il devient immédiatement une référence technique, taillé pour la compétition, avec des fondations solides : bloc en fonte, culasse en aluminium, bielles renforcées, et architecture pensée pour les hauts régimes.
Officiellement limité à 280 ch à cause de la « Gentlemen’s Agreement » au Japon, le RB26 développe en réalité davantage, avec une plage de préparation colossale, certains blocs atteignant plus de 1000 ch. Il est associé à la transmission intégrale ATTESA E-TS et à la gestion électronique avancée HICAS, formant un package imbattable sur circuit… comme dans les rues de Tokyo.
Le RB26DETT motorise trois générations de Skyline GT-R devenues mythiques : R32, R33, et R34. La R34 notamment, rendue célèbre par Fast & Furious, Gran Turismo, et le drift, a fait du RB26 une icône mondiale de la performance japonaise.
📌 Modèles emblématiques équipés du RB26DETT :
Nissan Skyline GT-R R32 (1989–1994) – la « Godzilla » originelle
Nissan Skyline GT-R R33 (1995–1998) – plus lourde mais toujours redoutable
Nissan Skyline GT-R R34 (1999–2002) – apogée technologique et culturelle
Préparations drift, track & time attack – omniprésent dans la culture tuning
Anecdote : Bien que remplacé par le V6 VR38DETT dans la Nissan GT-R R35, le RB26 reste le moteur préféré des puristes, tant pour son architecture que pour son histoire en compétition.
Le RB26DETT est aujourd’hui un moteur collector, très recherché et de plus en plus rare. Il symbolise l’âge d’or de la performance japonaise, celui où chaque constructeur semblait guidé par une obsession : battre la concurrence avec des moteurs à la fois puissants, fiables et affûtés.
Conclusion – Puissance brute et raffinement japonais : deux visions de la légende
Des V8 tonitruants américains aux bijoux d’ingénierie japonaise, ces dix moteurs nous rappellent que la passion automobile ne se limite pas à un continent ou à une technologie. Qu’il s’agisse de la rage sourde d’un Hemi 426, du hurlement d’un 2JZ-GTE, ou du chant stratosphérique d’un VTEC, chacun de ces blocs a su incarner l’esprit de toute une époque, d’un constructeur, ou d’une philosophie.
Qu’ils soient nés pour la piste, pour la route ou pour la rue, ces moteurs ont forgé des souvenirs indélébiles : sur les circuits, dans les films cultes, dans les garages des passionnés — ou dans les cœurs de ceux qui les ont un jour conduits.
Et au fond, peu importe la fiche technique. Ce qui compte, c’est l’émotion que déclenche un moteur qui vit, qui vibre, et qui raconte une histoire. Ces dix-là, à leur manière, ont marqué l’histoire de l’automobile. Et le feront encore, pour longtemps.
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