Les moteurs emblématiques #2 – 10 moteurs sportifs et d’exception

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Après notre premier volet dédié aux moteurs populaires, fiables ou emblématiques du quotidien, place maintenant à ceux qui font battre le cœur plus fort. Ces moteurs ne se contentent pas de propulser une voiture : ils la transforment en expérience sensorielle, en œuvre d’art mécanique, en rêve de passionné.

Dans cet article, nous explorons les moteurs les plus mythiques de l’univers des sportives, qu’ils soient nés pour les routes sinueuses, les circuits de F1 ou les spéciales de rallye. Ils sont souvent pointus, exigeants, parfois capricieux… mais toujours envoûtants.

V12 atmosphérique à la sonorité céleste, 5 cylindres turbocompressé rugissant ou  flat-six boxer légendaire… voici 10 mécaniques d’exception qui ont marqué leur époque et continuent aujourd’hui de faire vibrer les amateurs d’automobile.

Table des matières

🇮🇹 1. V12 Ferrari Colombo – L’âme originelle de Maranello

Dans le monde des moteurs d’exception, peu de blocs sont aussi mythiques, nobles et racés que le V12 Colombo, du nom de son concepteur, l’ingénieur Gioachino Colombo. Développé dès 1946, ce moteur est le piedestal sur lequel Enzo Ferrari bâtira son empire.

Ce V12 à 60°, initialement de 1,5 litre, se caractérise par sa compacité, sa légèreté (moins de 150 kg), et sa capacité à monter haut dans les tours. Son architecture parfaitement équilibrée et sa sonorité métallique en font rapidement une signature sonore inimitable.

Mais ce moteur ne cesse d’évoluer : il passera par des cylindrées de 2.0L, 3.0L, 4.0L… jusqu’à 4.9 litres, avec jusqu’à 6 carburateurs Weber, et une puissance dépassant 340 chevaux en version route.

📌 Modèles emblématiques équipés du V12 Colombo :

  • Ferrari 125 S (1947) – première Ferrari à porter le cheval cabré

  • Ferrari 250 GT / 250 GTO – les plus légendaires

  • Ferrari 275 GTB / 365 GTB/4 Daytona – GT racées et puissantes

  • Ferrari 400 Superamerica / 500 Superfast – luxe et performances

  • Ferrari 330 P / 412 P – versions compétition, 24h du Mans

  • Ferrari 166 MM Barchetta / 212 Inter – classiques historiques

Ce moteur a brillé aussi bien sur la route que sur les circuits, notamment aux 24 Heures du Mans, en F1 ou en Mille Miglia. Il a incarné la vision d’Enzo Ferrari : un moteur au cœur de tout, un chef-d’œuvre mécanique, à la fois performant et émotionnel.

Anecdote : le V12 Colombo est souvent cité comme l’un des moteurs à la plus belle sonorité de tous les temps, en particulier dans les 250 GT.

🇩🇪 2. Porsche Flat-6 Air-cooled – La légende boxer de Stuttgart

S’il est un moteur dont le bruit seul suffit à faire frissonner un passionné, c’est bien le Flat-6 Porsche refroidi par air. Apparu pour la première fois en 1963 dans la Porsche 911 originelle, ce moteur à six cylindres à plat est devenu l’ADN sonore, visuel et technique de la marque jusqu’à la fin des années 1990.

Conçu pour être compact, léger et abaisser le centre de gravité, le Flat-6 à refroidissement par air (et plus tard par huile/air) est une mécanique unique. Sa position en porte-à-faux arrière contribue à un comportement spécifique de la 911, mais participe aussi à son charme inimitable.

Ce moteur a connu une évolution constante : de 2.0 litres pour 130 ch à l’origine, il culminera à 3.8 litres pour plus de 300 ch en version atmosphérique (Carrera RS, 964, 993) et jusqu’à 450 ch en version Turbo, avec une sonorité métallique reconnaissable entre mille.

📌 Modèles emblématiques équipés du Flat-6 aircooled :

  • Porsche 911 (1963–1998) – toutes générations avant la 996

  • Porsche 911 Carrera RS 2.7 (1973) – icône absolue des puristes

  • Porsche 930 Turbo (1975–1989) – « la veuve noire »

  • Porsche 964 RS / Turbo 3.6 (1990–1994) – musclée et précise

  • Porsche 993 (1994–1998) – ultime version aircooled, très recherchée

  • Porsche 934/935, 911 RSR – versions compétition, Le Mans et GT

  • Porsche 914/6, 911 Safari, 911 Dakar – déclinaisons spéciales

Ce moteur est un véritable totem pour les fans de la marque, au point que certains collectionneurs ne jurent que par les 911 « aircooled ». Il représente une époque où la mécanique était aussi sensorielle qu’ingénieuse, avant le passage au refroidissement liquide en 1998 avec la 996.

Anecdote : Le bruit typique du Flat-6 refroidi par air a été qualifié de « mix entre une turbine et une mitrailleuse » par Jeremy Clarkson.

🇩🇪 3. Audi 5 cylindres turbo – Le rugissement venu des rallyes

Rarement un moteur aura été aussi étroitement associé à une révolution technologique. Lorsque Audi introduit son 5 cylindres turbo couplé à une transmission intégrale sur la Quattro en 1980, c’est un séisme dans le monde du rallye, et plus largement dans celui des sportives.

Ce moteur au son rauque et guttural est un 5 cylindres en ligne, placé longitudinalement, avec une cylindrée variant de 2.1 à 2.5 litres, généralement turbocompressé. Il combine la compacité d’un 4 cylindres avec une plage de couple plus large, tout en offrant une sonorité unique et agressive.

Utilisé aussi bien en compétition que sur des modèles de route, ce bloc a marqué toute une génération de pilotes et de passionnés. Sa robustesse et sa puissance en ont fait une base mécanique mythique.

📌 Modèles emblématiques équipés du 5 cylindres turbo :

  • Audi Quattro (Ur-Quattro) – la première, championne du monde

  • Audi Sport Quattro S1 – 600+ chevaux, légende du Groupe B

  • Audi 200 Turbo / 100 Turbo – routières musclées

  • Audi RS2 Avant (1994) – développée avec Porsche

  • Audi TT RS / RS3 (modernes) – descendants directs du bloc d’origine

  • Audi S2 Coupé / RS4 B5 (certaines versions) – héritage sportif

Ce moteur a remporté le championnat WRC, pulvérisé des records à Pikes Peak, et posé les fondations de la gamme RS d’Audi. Aujourd’hui encore, le 5 cylindres turbo est célébré pour sa sonorité unique, ses performances et son aura technologique.

Anecdote : Le 5 cylindres turbo Audi a été élu à plusieurs reprises « International Engine of the Year » dans sa catégorie… 40 ans après sa naissance.

🇬🇧 4. Cosworth YB – Le turbo britannique à la conquête des routes et spéciales

Dans les années 1980, un nom revient en boucle dès qu’on parle de performances et de rallye : Cosworth. Et au cœur de cette réputation, il y a le moteur YB, dérivé du bloc Ford Pinto, transformé par les ingénieurs de Cosworth pour devenir l’un des moteurs turbo les plus performants et accessibles de son époque.

Le YB est un 4 cylindres en ligne 2.0 litres 16 soupapes, équipé d’une culasse aluminium Cosworth et d’un turbo Garrett T3. Il a été conçu pour la compétition, mais aussi pour homologuer des voitures de route redoutables, créant un pont entre la série et les rallyes.

Pouvant encaisser des préparations dépassant allègrement les 400 ch, il est réputé pour sa solidité, sa souplesse, et sa facilité de modification, devenant une base culte dans l’univers du tuning et des courses amateurs.

📌 Modèles emblématiques équipés du Cosworth YB :

  • Ford Sierra RS Cosworth (1986) – l’icône GTI britannique

  • Ford Sierra RS500 Cosworth – version homologuée pour le Groupe A

  • Ford Escort RS Cosworth (1992–1996) – transmission intégrale, look agressif

  • Ford Sapphire RS Cosworth 4×4 – version plus discrète mais tout aussi efficace

  • Plusieurs véhicules de course et prototypes – BTCC, rallye, hillclimb

Ce moteur, avec son bruit rauque de turbo à l’ancienne et ses montées en puissance brutales, incarne une époque où la voiture de monsieur tout-le-monde pouvait devenir une arme de circuit.

Anecdote : La Sierra RS500 Cosworth a remporté le championnat britannique de tourisme (BTCC) à de multiples reprises et est encore aujourd’hui une terreur sur circuit historique.

🇮🇹 5. V12 Lamborghini – Le cœur sauvage de Sant’Agata

Si le V12 Ferrari Colombo est une œuvre d’art mécanique raffinée, le V12 Lamborghini est son alter ego rebelle, plus brut, plus déraisonnable, mais tout aussi iconique. Conçu par Giacomo Alfieri sous la supervision de Giacomo Paolo Dallara (et non sans inspiration Ferrari), le bloc est développé dans les années 1960 pour affirmer l’ambition de Ferruccio Lamborghini : battre Ferrari sur son propre terrain.

Né en 1963 dans la Lamborghini 350 GT, ce V12 à 60° en aluminium restera le pilier technique de la marque pendant plus de 50 ans. Il sera constamment retravaillé, alésé, allongé, modernisé, sans jamais perdre son caractère bestial ni son tempérament rageur.

Avec ses montées en régime explosives, sa sonorité gutturale à hurler la nuit, et ses chiffres toujours affolants, il symbolise le luxe tapageur et la performance débridée des Lamborghini de légende.

📌 Modèles emblématiques équipés du V12 Lamborghini :

  • 350 GT (1964), 400 GT, Islero, Espada – les premières GT

  • Miura (1966–1973) – première supercar à moteur central arrière

  • Countach (1974–1990) – l’extravagance des années 80

  • Diablo (1990–2001) – puissance brute et démesure

  • Murciélago (2001–2010) – la dernière évolution du V12 original

  • Reventón, Veneno, Centenario – éditions limitées

  • Essenza SCV12 (2020) – hommage ultime non homologué route

Le V12 d’origine sera remplacé par un tout nouveau bloc sur l’Aventador en 2011, mais le mythe demeure : 6 carburateurs Weber, plus de 750 chevaux sur les dernières versions, et un hurlement aussi terrifiant que sublime.

Anecdote : Le V12 Lamborghini était si large et si imposant que pour la Countach, les ingénieurs durent le loger en position longitudinale arrière avec une boîte de vitesses montée… devant, reliée par un arbre traversant le carter d’huile !

🇩🇪 6. BMW S85 V10 – L’hommage à la Formule 1

Lorsqu’en 2005, BMW dévoile la M5 E60, le choc est total : sous le capot de cette berline discrète gronde un V10 atmosphérique de 5.0 litres, inspiré de l’expérience de la marque en Formule 1 au début des années 2000.

Le moteur S85 est un V10 à 90°, tout en aluminium, avec double VANOS (calage variable des arbres à cames), 10 papillons individuels, et un régime moteur culminant à 8 250 tr/min. Résultat : 507 chevaux, une réponse à l’accélérateur chirurgicale et un hurlement rageur digne des paddocks.

Il n’a ni turbo, ni compromis : c’est un moteur conçu par passion, sans équivalent à l’époque, logé dans une berline de près de 1,8 tonne. Une folie douce devenue culte.

📌 Modèles emblématiques équipés du V10 S85 :

  • BMW M5 E60 (2005–2010) – la berline sportive ultime

  • BMW M5 E61 Touring – break surpuissant, rare et recherché

  • BMW M6 E63/E64 – version coupé et cabriolet, même motorisation

  • Weissman GT MF5, Veritas RS III – petites séries néo-rétro

  • Projet de supercar BMW M1 V10 (non produit) – tentative avortée

La combinaison de ce moteur avec la boîte SMG à 7 rapports a divisé les puristes, mais tous s’accordent à dire que le S85 est l’un des derniers moteurs atmosphériques haute performance « purs » de l’ère moderne.

Anecdote : Le S85 a été élu plusieurs fois « International Engine of the Year » et a été applaudi pour avoir le son le plus proche d’une F1 sur une voiture de série.

🇫🇷 7. Bugatti W16 8.0 Quad-Turbo – L’excès élevé au rang d’art

Dans un monde où la surenchère est souvent vaine, Bugatti a réussi un pari fou : créer un moteur unique, aux performances inouïes, mais capable d’être utilisé au quotidien. Ce moteur, c’est le W16 8.0 litres quadri-turbo, cœur battant des Veyron, Chiron et leurs déclinaisons extrêmes.

Le W16 est un 16 cylindres en W, composé en réalité de deux blocs VR8 Volkswagen, accolés à un angle de 90°, avec une culasse commune. Il développe initialement 1 001 ch dans la Veyron 16.4 (2005), jusqu’à 1 600 ch dans la Chiron Super Sport 300+, tout en délivrant un couple hallucinant de plus de 1 500 Nm.

La suralimentation par 4 turbos, le refroidissement liquide complexe, et l’architecture compacte du W16 en font un moteur aussi exceptionnel que rare, réservé à quelques centaines d’élus.

📌 Modèles emblématiques équipés du W16 Bugatti :

  • Bugatti Veyron 16.4 (2005–2015) – première voiture de série à 1001 ch

  • Bugatti Veyron Super Sport – 1 200 ch, record du monde à 431 km/h

  • Bugatti Chiron (2016–2023) – design et raffinement poussés

  • Chiron Super Sport 300+ – première à dépasser les 300 mph (490 km/h)

  • Bugatti Centodieci, La Voiture Noire, Divo, Mistral – éditions limitées

  • Bugatti Bolide – version radicale pistarde

Ce moteur n’est pas simplement un exploit de puissance brute, c’est aussi un modèle de souplesse et de fiabilité, capable de croiser tranquillement en 7e à 130 km/h… ou de pulvériser un 0 à 100 en 2,3 secondes.

Anecdote : Le moteur W16 nécessite 10 radiateurs, dont un dédié à l’huile de transmission, pour évacuer la chaleur générée par ses 4 turbos en pleine charge.

🇬🇧 8. Rover V8 (ex-Buick 215) – Le V8 nomade, de Detroit à Coventry

Dans l’histoire de l’automobile, peu de moteurs auront eu une carrière aussi longue, diversifiée et transatlantique que le Rover V8. À l’origine, il s’agit d’un moteur Buick 215, un petit V8 en aluminium de 3.5 litres, lancé par General Motors en 1960. Léger, compact et relativement moderne pour l’époque, il ne trouve pas son public aux États-Unis… mais va renaître avec succès en Grande-Bretagne.

En 1965, Rover rachète les droits du moteur à Buick et l’adapte à ses besoins. Ce V8 tout aluminium devient rapidement un pilier technique de l’automobile britannique : de la berline chic à la voiture de rallye en passant par les 4×4, il s’adapte à tout, dans des cylindrées allant jusqu’à 5 litres dans ses dernières évolutions.

Reconnu pour sa souplesse, son couple généreux, et son bruit rond typiquement V8, il est facile à entretenir, simple à préparer, et reste très populaire aujourd’hui auprès des amateurs de restomods, hot rods ou de Land Rover classiques.

📌 Modèles emblématiques équipés du Rover V8 :

  • Rover P5B, P6 V8, SD1 Vitesse – berlines élégantes et musclées

  • Range Rover Classic (1970–1996) – 4×4 de luxe avant l’heure

  • Land Rover Defender / Discovery – versions haut de gamme

  • Triumph TR8 – version V8 de la TR7 exportée aux États-Unis

  • MG RV8 (1992–1995) – revival musclé de la MGB

  • TVR Griffith / Chimaera – sportives anglaises féroces

  • Morgan Plus 8 – classique intemporel

  • MGB GT V8 (1973–1976) – rare mais recherchée

Anecdote : À ses débuts chez Rover, le V8 était jugé tellement léger qu’il nécessitait… des blocs de fonte pour équilibrer le châssis !

Ce moteur a été produit pendant plus de 40 ans, preuve de son ingéniosité. Il symbolise l’alliance réussie entre une technologie américaine et une passion britannique pour les moteurs nobles.

🇬🇧 9. Lotus Twin Cam – Légèreté, agilité et génie britannique

Dans les années 1960, Colin Chapman veut doter ses voitures de route et de course d’un moteur léger, performant et compact. Son choix se porte sur un bloc Ford Kent 1.5L (puis 1.6L), qu’il modifie profondément en y ajoutant une culasse double arbre à cames en tête (DOHC) conçue par Lotus. Le Lotus Twin Cam est né.

Ce moteur à 4 cylindres en ligne, tout aluminium, développait entre 105 et 126 ch selon les versions, avec une montée en régime rapide, une souplesse étonnante et une sonorité vive et sportive. Il devient rapidement un standard dans les petites sportives anglaises et un moteur très prisé en compétition (Formule Ford, rallye, courses de côtes…).

La recette : léger, simple, préparable, et parfaitement en accord avec la philosophie Lotus : Light is right.

📌 Modèles emblématiques équipés du Lotus Twin Cam :

  • Lotus Elan (1962–1973) – voiture culte, ultra-légère

  • Lotus Cortina Mk1 (1963–1966) – Ford + Lotus = GTI avant l’heure

  • Lotus Europa – sportivité à moteur central

  • Lotus Seven S3 / Caterham Seven – pur plaisir de conduite

  • Ford Escort Twin Cam (1968–1971) – version sportive à vocation rallye

  • Diverses voitures de compétition clubman – hillclimb, kit cars, etc.

Anecdote : Le Lotus Twin Cam a connu plusieurs versions, dont une rare version « Big Valve » qui atteignait 126 ch dans les dernières Elan Sprint, pour moins de 700 kg… soit un rapport poids/puissance supérieur à bien des sportives modernes !

🇫🇷 10. Renault A-Type "Sierra" – Le moteur de la renaissance sportive de Renault

Apparu en 1962, le moteur A-Type, plus connu sous le nom de « Sierra », est un 4 cylindres en ligne tout aluminium, conçu pour être à la fois compact, léger et évolutif. Il est développé à l’origine pour la Renault 8, mais sa carrière va l’amener bien plus loin, notamment grâce à son adaptabilité aux compétitions sportives.

Le bloc A-Type sera la base des motorisations des Renault R8 Gordini, Alpine A110, mais aussi des R5 Alpine, R5 Turbo et bien d’autres. Il incarne la montée en puissance de Renault dans le sport automobile des années 60 à 80, que ce soit en rallye ou sur circuit.

Malgré sa conception relativement simple (arbre à cames latéral), il s’est révélé solide, performant et facile à préparer, ce qui en a fait un favori des préparateurs et pilotes amateurs. Il sera même suralimenté dans certaines versions les plus extrêmes.

📌 Modèles emblématiques équipés du moteur Sierra :

  • Renault 8 / 8 Major / R8 Gordini (1964–1970) – le mythe bleu à bandes blanches

  • Alpine A110 (versions 1100, 1300, 1600) – championne du monde des rallyes

  • Renault 12 Gordini – grande routière survitaminée

  • Renault 5 Alpine & Alpine Turbo – petites GTI avant l’heure

  • Renault 5 Turbo (phase 1) – version dérivée avec architecture centrale

  • Alpine A310 4 cylindres – version allégée avant le passage au V6

  • Nombreuses voitures de rallye & prototypes de course des années 70–80

Anecdote : Le moteur Sierra a permis à la R8 Gordini de devenir la première voiture « GTI » française avant l’heure, et reste aujourd’hui très prisé dans les compétitions historiques et rallyes de régularité.

Conclusion – Le cœur vibrant des sportives européennes

Des pures mécaniques allemandes aux blocs italiens enivrés de passion, en passant par les joyaux techniques britanniques et les moteurs français débordant d’ingéniosité, cette sélection des moteurs 11 à 20 illustre à quel point la diversité et l’audace ont façonné le paysage automobile européen.

Chacun de ces moteurs incarne une époque, un style de conduite, une vision de la performance. Le V10 BMW, le W16 Bugatti, ou encore le Rover V8 ont marqué les esprits aussi bien sur les routes que dans les paddocks. Même les moteurs plus modestes comme le Twin Cam de Lotus ou le Renault Sierra ont porté haut les couleurs du sport automobile accessible et passionné.

Dans le prochain article « Les moteurs emblématiques #3 – 10 moteurs marquants américains et japonais», nous traverserons l’Atlantique et le Pacifique pour explorer les blocs américains les plus mythiques – HEMI, Small Block, LS… – et les mécaniques japonaises les plus iconiques – rotatif Mazda, VTEC Honda, RB Nissan, 2JZ Toyota, et bien d’autres.

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