Le Shooting Brake : Une icône intemporelle de l’élégance sportive (1945-2020)

0
(0)

Le monde automobile est jalonné de carrosseries emblématiques, mais peu possèdent l’aura d’élégance et la polyvalence discrète du shooting brake. Loin d’être un simple break, cette silhouette unique, à mi-chemin entre le coupé sportif et le break de luxe, a traversé les décennies en se réinventant constamment. Initialement conçu pour les élites britanniques désireuses de transporter leur équipement de chasse avec style, le shooting brake a évolué, s’est démocratisé, puis a connu un renouveau spectaculaire, devenant aujourd’hui un symbole de raffinement et de dynamisme. Cet article vous fait vivre l’histoire du shooting brake, de ses origines artisanales aux interprétations modernes qui continuent de faire rêver les passionnés d’automobile.

Table des matières

Les prémices : des breaks de chasse aristocratiques (1945–1960)

Après les ravages de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe se relève, et avec elle, le besoin de retrouver un semblant de normalité, y compris dans le domaine automobile. Pour une clientèle aisée et souvent impliquée dans des activités rurales comme la chasse ou les sports équestres, la voiture n’est plus seulement un moyen de transport ; elle doit allier prestige, confort et une certaine polyvalence. C’est dans ce contexte que le concept du shooting brake est né.

À cette époque, le shooting brake est avant tout une affaire de sur-mesure et d’artisanat d’excellence. Loin des lignes de production de masse, des carrossiers renommés transforment des berlines de luxe en véhicules plus fonctionnels sans sacrifier l’élégance. Des noms comme Hooper, Radford ou Vignale sont alors les maîtres d’œuvre de ces métamorphoses. Ils prennent des bases prestigieuses – pensons aux Rolls-Royce, Bentley ou Aston Martin de l’époque – et les allongent, les rehaussent, et les dotent d’un hayon arrière pratique. L’idée est de pouvoir transporter confortablement des passagers, leur équipement de chasse, leurs chiens ou leur matériel de loisirs, tout en conservant le raffinement et la distinction du modèle original.

Le Royaume-Uni est sans conteste le berceau de cette tradition du shooting brake. L’aristocratie anglaise, fervente adepte des domaines de campagne et des activités en plein air, est la première à adopter ces véhicules. Les intérieurs sont somptueux, souvent garnis de bois précieux et de cuir, reflétant un luxe discret mais indéniable. La fonctionnalité est intégrée avec astuce, parfois dissimulée derrière des éléments de design élégants. Ces voitures incarnent alors parfaitement l’idée d’un utilitaire de grand standing, conçu pour des propriétaires exigeants qui ne voulaient faire aucun compromis entre le prestige et la praticité. Ce n’est pas encore le shooting brake sportif que nous connaissons aujourd’hui, mais bien le précurseur luxueux d’une silhouette qui allait traverser les décennies.

Durant l’âge d’or du sur-mesure, de nombreux modèles remarquables de shooting brakes ont vu le jour, créés par des carrossiers talentueux sur des bases automobiles déjà prestigieuses. Voici quelques-uns des plus emblématiques de cette période (1940-1960) :

  • Bentley Mark VI Countryman par Harold Radford (à partir de 1948) : C’est l’un des exemples les plus célèbres de shooting brake de l’après-guerre. Harold Radford, un concessionnaire Rolls-Royce et Bentley, a eu l’idée de créer une version « Countryman » du Bentley Mark VI. Ces voitures se caractérisaient par leur hayon arrière et un intérieur luxueux et pratique pour les activités rurales et parfois par leur carrosserie « woodie » (avec des éléments en bois apparents). Elles ont connu un succès immédiat et ont même remporté des prix de concours d’élégance.
Bentley MK VI Harold Radford Countryman, By Anton van Luijk - Flickr: Bentley MK VI, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=22288276
  • Rolls-Royce Silver Dawn et Silver Cloud Shooting Brakes (divers carrossiers comme Hooper ou Radford) : Comme pour les Bentley, les châssis Rolls-Royce ont été des bases de choix pour les transformations en shooting brake. Des modèles comme la Silver Dawn ou la Silver Cloud, déjà symboles de luxe absolu, ont été métamorphosés pour offrir une polyvalence accrue, tout en conservant leur statut. Chaque exemplaire était unique, reflétant les désirs spécifiques de son propriétaire.
Rolls-Royce Silver Cloud Shooting Brake, By Andrew Bone from Weymouth, England - Rolls-Royce Silver Cloud Shooting Brake, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=64093163
  • Aston Martin DB2/4 Mk II (quelques exemplaires transformés par divers carrossiers) : Bien que moins nombreux que les Rolls-Royce ou Bentley, certaines Aston Martin de cette période, notamment la DB2/4 Mk II, ont été transformées en shooting brake. Ces versions, très rares, combinaient la sportivité inhérente à la marque avec une touche de praticité, préfigurant en quelque sorte les futurs « fastback » sportifs.

Il est important de noter que pour la plupart de ces modèles, il ne s’agissait pas de production en série par le constructeur lui-même, mais de transformations uniques ou en très petite série réalisées par des carrossiers indépendants, à la demande de clients fortunés et exigeants. C’est ce qui fait la rareté et l’attrait exceptionnel de ces véhicules aujourd’hui.

Les années 60–70 : l’âge d’or artisanal et les premières séries

Les décennies 1970 et 1980 marquent un tournant significatif pour le shooting brake. Alors que les années d’après-guerre étaient dominées par le sur-mesure pour une élite restreinte, cette nouvelle ère voit une démocratisation relative du concept. Le marché automobile s’élargit, et avec lui, les attentes des consommateurs. La simple voiture familiale ne suffit plus ; on recherche la sportivité et l’élégance, sans pour autant sacrifier la praticité qu’offre un volume de chargement conséquent.

C’est l’Italie qui entre en scène avec force durant cette période. Les grands noms du design automobile italien – Pininfarina, Bertone, et Giugiaro – commencent à explorer des formes plus audacieuses. Ils s’éloignent des carrosseries « woodie » traditionnelles pour embrasser des lignes plus fluides, souvent inspirées des coupés sportifs. On voit apparaître des prototypes et même quelques modèles de série, bien que souvent produits en quantités limitées.

Voici quelques exemples remarquables de cette période :

  • Aston Martin DB5 Shooting Brake (par Harold Radford) : Dans la lignée de ses luxueuses GT, Aston Martin a créé, en collaboration avec le carrossier Harold Radford, la DB5 Shooting Brake. Cette version unique transformait l’élégante DB5 en un break de chasse pratique, offrant l’espace nécessaire pour les bagages ou l’équipement de sport tout en conservant le style intemporel et la sportivité du modèle original. Produite à seulement quelques exemplaires, la DB5 Shooting Brake est aujourd’hui une pièce de collection extrêmement rare et recherchée.

  • Reliant Scimitar GTE : lancée dès 1968, elle a véritablement anticipé la tendance du shooting brake de série. Avec sa carrosserie en fibre de verre, son moteur Ford V6 et son hayon vitré offrant un accès facile à un espace de chargement conséquent, elle combina un design sportif et une grande fonctionnalité. Son succès, notamment auprès de la Princesse Anne du Royaume-Uni qui en a possédé plusieurs, a montré qu’il existait un marché pour un véhicule alliant l’agrément de conduite d’un coupé à la polyvalence d’un break.
  • Reliant Scimitar GTE : lancée dès 1968, elle a véritablement anticipé la tendance du shooting brake de série. Avec sa carrosserie en fibre de verre, son moteur Ford V6 et son hayon vitré offrant un accès facile à un espace de chargement conséquent, elle combina un design sportif et une grande fonctionnalité. Son succès, notamment auprès de la Princesse Anne du Royaume-Uni qui en a possédé plusieurs, a montré qu’il existait un marché pour un véhicule alliant l’agrément de conduite d’un coupé à la polyvalence d’un break.
  • Volvo P1800 ES (1971-1973) : C’est sans doute le shooting brake de série le plus célèbre et le plus réussi de cette époque. Dérivé du coupé P1800, il se distinguait par son design audacieux et très moderne, avec un grand hayon entièrement vitré. Il combinait l’élégance scandinave avec une praticité étonnante pour un véhicule de cette catégorie, et il est devenu un classique culte.
  • Ferrari 365 GTC/4 Shooting Brake (versions uniques par des carrossiers) : Bien que la Ferrari 365 GTC/4 ait été un coupé 2+2 produit par Ferrari, plusieurs exemplaires ont été convertis en shooting brakes par des carrossiers spécialisés, souvent pour des clients très fortunés. Ces créations sur mesure sont extrêmement rares et témoignent du désir persistant de certains de combiner l’exclusivité et la performance de Ferrari avec une carrosserie plus polyvalente. On peut citer des réalisations par Panther Westwinds (pour un client comme Luigi Chinetti Jr.), qui a créé des versions shooting brake sur base de Daytona ou GTC/4.
  • Lancia Beta HPE (High Performance Estate) (1975-1984) : Cette Lancia est un excellent exemple de l’approche italienne du shooting brake. Elle offrait un design de fastback élégant et sportif avec un hayon, permettant une modularité et un espace de chargement bien supérieurs à ceux d’un coupé traditionnel. Elle a contribué à démocratiser le concept en le rendant plus accessible que les créations sur mesure.
  • Lynx Eventer (à partir de 1983) : Basé sur la Jaguar XJ-S, le Lynx Eventer est un excellent exemple de carrossier britannique perpétuant la tradition du shooting brake de luxe. Il transformait le coupé grand tourisme de Jaguar en un break de chasse très élégant et pratique, conservant les motorisations V12 ou six cylindres. Seulement 67 exemplaires ont été produits sur une longue période, en faisant un véhicule rare et très prisé des collectionneurs pour son mélange unique de sportivité Jaguar et de praticité raffinée.

Le style de ces shooting brakes évolue considérablement. Les lignes deviennent plus anguleuses, plus aérodynamiques, reflétant l’influence des voitures de sport de l’époque. L’accent est mis sur une silhouette dynamique qui fusionne l’élégance d’un coupé avec la commodité d’un break, annonçant les formes que l’on retrouvera bien plus tard chez les constructeurs premium. Cette période, malgré une production encore modeste pour la plupart des modèles, jette les bases d’une reconnaissance plus large de ce concept automobile si particulier.

Le creux de la vague et la persistance de l'exclusivité (années 1990-2000)

Après une période de relative démocratisation dans les années 70 et 80, le concept du shooting brake entre dans une phase plus discrète au cours des décennies 1990 et 2000. Le marché automobile connaît alors des changements majeurs : les monospaces, les SUV et les breaks « conventionnels » (plus spacieux et souvent perçus comme plus pratiques) commencent leur ascension fulgurante, captant l’attention des consommateurs et des constructeurs. Le shooting brake, avec sa niche entre le coupé et le break, semble perdre de son attrait général.

Pendant cette période, les « shooting brakes » se font donc rares dans les catalogues des grands constructeurs. Les tentatives de production en série sont quasiment inexistantes, ou alors très limitées à des modèles de niche extrême. On voit quelques prototypes ou des séries très confidentielles apparaître lors de salons automobiles, mais ils peinent à se traduire en succès commerciaux. Le public est plus attiré par la polyvalence des monospaces naissants ou la robustesse des 4×4.

Cependant, la flamme du shooting brake ne s’éteint pas complètement. Elle continue de brûler grâce à des passionnés et des carrossiers spécialisés qui perpétuent la tradition. Ces artisans continuent de créer des modèles uniques ou des « one-off » sur des bases de voitures de sport ou de luxe. Ces créations restent l’apanage d’une clientèle très exclusive, désireuse de posséder un véhicule distinctif, alliant performance et une pointe de praticité.

Dans le segment du luxe, certains préparateurs ou de très petites manufactures continuent de proposer des versions shooting brake basées sur des coupés prestigieux.

  • Ferrari 456 GT Venice (1996) : Commandée par le Sultan de Brunei et réalisée par Pininfarina, la 456 GT Venice est l’un des exemples les plus extraordinaires de shooting brake sur mesure de cette époque. Il s’agissait d’une version break (ou plus précisément shooting brake) de la Ferrari 456 GT. Seulement 7 exemplaires ont été produits (dont 6 auraient été pour le Sultan), ce qui en fait une œuvre d’art automobile d’une rareté extrême. Elle démontre que même au plus fort de la désaffection, la demande pour des véhicules ultra-exclusifs et polyvalents subsistait.

  • BMW Z3 Coupé (1998-2002) : Bien que BMW ne l’ait jamais officiellement désigné comme un « shooting brake », son design unique de coupé avec un hayon prononcé et un espace de chargement relativement grand lui a valu le surnom de « Clown Shoe » (chaussure de clown) par certains. Elle est largement considérée comme l’une des interprétations modernes les plus réussies du concept, combinant la sportivité du Z3 roadster avec une rigidité accrue et une praticité surprenante.
  • Lexus IS300 SportCross (2001-2005) : Lexus, marque de luxe de Toyota, a proposé la SportCross comme une alternative stylée aux breaks traditionnels, basée sur la berline IS300. Avec son profil plus dynamique, son hayon incliné et ses lignes affûtées, elle offrait un compromis intéressant entre la sportivité d’une berline et la polyvalence d’un break, s’inscrivant dans la lignée des shooting brakes plus accessibles, bien que toujours positionnée sur le segment premium.

Ces modèles, qu’ils soient de production très limitée, des commandes spéciales ou des concepts, illustrent que même si le shooting brake était sorti des feux de la rampe grand public, il continuait d’exister et d’inspirer les designers et carrossiers pour une clientèle de niche ou pour des visions prospectives.

Les années 2000–2020 : le retour en grâce premium

Après des décennies de discrétion, le shooting brake a opéré un retour spectaculaire sur la scène automobile à partir des années 2010. Ce regain d’intérêt n’est pas le fruit du hasard ; il s’inscrit dans une quête de différenciation de la part des constructeurs et une lassitude croissante face à l’uniformisation du design automobile, notamment face à la montée en puissance des SUV. Le succès des coupés 4 portes (comme la Mercedes CLS ou la Porsche Panamera berline) a ouvert la voie à des silhouettes élégantes mais avec une touche de praticité, et le shooting brake s’est imposé comme une extension logique de cette tendance.

Ce sont les constructeurs premium qui ont pris l’initiative de ce renouveau. En 2012, Mercedes-Benz a frappé un grand coup avec la présentation de la CLS Shooting Brake. Ce modèle a été le véritable déclencheur, prouvant qu’un véhicule à la fois élégant, sportif et doté d’un hayon pouvait trouver sa place sur un marché exigeant.

Les caractéristiques du shooting brake moderne sont bien définies : des lignes fluides et sportives avec un pavillon fuyant, une silhouette dynamique qui s’étire vers l’arrière pour intégrer un hayon pratique. La combinaison du style coupé et de la polyvalence d’un break est au cœur de leur attrait. Ces véhicules intègrent les technologies de pointe en matière de connectivité, de sécurité et d’infodivertissement, et offrent des habitacles luxueux avec des matériaux raffinés.

La décennie 2010 a vu l’émergence de plusieurs modèles emblématiques qui ont redéfini le shooting brake pour l’ère moderne, le propulsant du statut de niche confidentielle à celui de véhicule désirable et avant-gardiste.

  • Ferrari FF (2011-2016) : Lancée en 2011, la FF était révolutionnaire pour la marque. C’était la première Ferrari de série à disposer de quatre places « réelles » et, surtout, de la transmission intégrale (le « Four » de son nom). Son design, avec son profil de shooting brake distinctif et son hayon arrière, permettait un volume de coffre étonnamment généreux pour une Ferrari, la rendant remarquablement pratique au quotidien. Propulsée par un puissant V12 atmosphérique de 6,3 litres développant 660 chevaux, elle offrait des performances de supercar combinées à une polyvalence inédite, permettant de voyager confortablement avec des bagages ou même de s’aventurer sur des routes enneigées. La FF a prouvé qu’une Ferrari pouvait être à la fois excitante, luxueuse et étonnamment fonctionnelle.
  • Mercedes-Benz CLS Shooting Brake (2012-2018) : C’est sans doute le modèle phare de ce renouveau. Reprenant les lignes élégantes du coupé CLS quatre portes, Mercedes a greffé un arrière de break fluide et dynamique, offrant un mariage parfait entre esthétique raffinée, sportivité et une praticité surprenante pour le segment. Son succès a prouvé qu’il y avait un véritable marché pour cette silhouette.
  • Mercedes-AMG CLA Shooting Brake (depuis 2015) : Fort du succès de la CLS, Mercedes a appliqué la même recette à sa compacte-coupé, la CLA. Le CLA Shooting Brake a rendu le concept plus accessible, offrant un style jeune et sportif avec une touche de polyvalence, notamment dans ses versions AMG très performantes.
  • Ferrari GTC4 Lusso (2016-2020) : Héritière des Ferrari FF et même des modèles transformés des années 60 et 70, la GTC4 Lusso incarne le shooting brake de très haute performance. Avec son moteur V12 ou V8 turbo, ses quatre roues motrices et directrices, et son grand hayon, elle combine l’exclusivité et la performance ultimes avec une capacité à transporter quatre occupants et leurs bagages, la rendant unique dans le monde des supercars.
  • Porsche Panamera Sport Turismo (depuis 2017) : Porsche a également embrassé le concept avec la Panamera Sport Turismo. Cette version de la Panamera se distingue par son toit allongé et son hayon plus vertical, offrant un volume de coffre accru et une meilleure habitabilité arrière. Elle conserve l’ADN sportif de Porsche tout en proposant une fonctionnalité inédite pour une GT de ce calibre.

  • Kia ProCeed (depuis 2018) : La ProCeed est un excellent exemple de la démocratisation du shooting brake. Basée sur la compacte Ceed, elle propose un design de break de chasse élégant et sportif à un prix plus abordable. Kia a démontré qu’il était possible d’offrir une silhouette attrayante sans être dans le segment premium, rendant le concept accessible à un public plus large.

Ces modèles illustrent la diversité et la capacité d’adaptation du shooting brake, qui a su se moderniser et reconquérir le cœur des passionnés et des constructeurs.

Conclusion : L’élégance pratique d’hier à demain

Le parcours du shooting brake à travers l’histoire automobile est bien plus qu’une simple succession de modèles ; c’est le témoignage d’une quête ininterrompue d’équilibre entre élégance esthétique, performances dynamiques et une praticité inattendue. Né de l’ingéniosité des carrossiers d’après-guerre pour répondre aux besoins d’une clientèle exigeante, il a su évoluer, passer par des périodes de discrétion, puis renaître avec une force renouvelée.

De l’artisanat luxueux des Bentley Countryman des années 40 aux lignes audacieuses des Volvo P1800 ES et Reliant Scimitar GTE des années 70, jusqu’à la réinterprétation moderne et spectaculaire des Mercedes-Benz CLS Shooting Brake, Porsche Panamera Sport Turismo et Ferrari GTC4 Lusso, le shooting brake a toujours incarné une forme de distinction. Il n’est pas un compromis, mais une fusion réussie, offrant la silhouette sportive d’un coupé sans en sacrifier la fonctionnalité nécessaire au quotidien ou aux loisirs.

Cette fascination perdure car le shooting brake est, par essence, une voiture de caractère. Il s’adresse à ceux qui refusent de choisir entre le style et l’utilitaire, entre la passion et la raison. Il représente une forme d’audace, une volonté de se démarquer sans ostentation excessive. Son grand retour, notamment dans les segments premium et de luxe, prouve que le désir d’une automobile à la fois belle, performante et polyvalente reste une aspiration forte.

Plus qu’une simple mode, le shooting brake est une forme intemporelle qui continuera sans aucun doute d’inspirer les designers et de séduire les amateurs d’automobiles. Il est la preuve vivante qu’on peut allier passion et pragmatisme, et qu’une voiture peut être à la fois une œuvre d’art et un compagnon de route polyvalent.

Quel est le shooting brake qui vous a le plus marqué, et pourquoi ? Partagez vos pensées en commentaires !

How useful was this post?

Click on a star to rate it!

Average rating 0 / 5. Vote count: 0

No votes so far! Be the first to rate this post.

We are sorry that this post was not useful for you!

Let us improve this post!

Tell us how we can improve this post?

Laisser un commentaire