Mercedes-Benz W126 (1979 – 1991)
Genèse d’un monument automobile
À la fin des années 1970, Mercedes-Benz se prépare à renouveler sa Classe S, le vaisseau amiral de la marque. La W116, lancée en 1972, a marqué l’histoire en devenant la première à porter officiellement le nom « Classe S » tout en introduisant de nombreuses innovations en matière de sécurité. Pourtant, Mercedes veut aller plus loin : réduire le poids, améliorer l’aérodynamisme, tout en conservant le confort impérial et l’excellence de finition qui font la réputation de la marque.
Le développement du projet débute en 1973, en pleine crise pétrolière. Une obsession domine les cahiers des charges : l’efficience. Pour la première fois, l’aérodynamique devient un enjeu central. Sous la direction du célèbre designer Bruno Sacco, la future W126 adopte des lignes tendues, fluides, avec des pare-chocs intégrés et des surfaces vitrées affleurantes. Résultat : un Cx de 0,36, remarquable pour une voiture de cette taille à l’époque.
Le projet ne concerne pas uniquement la berline. Mercedes travaille en parallèle sur une version coupé de prestige (future SEC) afin d’élargir l’offre à une clientèle haut de gamme avide de distinction. Le châssis est repensé, les trains roulants optimisés, et la sécurité passive bénéficie d’une attention inédite avec des zones de déformation renforcées et des matériaux absorbants.
Après six ans de développement, le projet W126 est fin prêt. La voiture est officiellement présentée au Salon de Francfort en septembre 1979. Elle y reçoit un accueil triomphal : Mercedes vient de redéfinir les standards du luxe automobile.
Présentation officielle et réception du public
Le rideau se lève en septembre 1979 au Salon de Francfort. Sous les projecteurs, la nouvelle Mercedes-Benz Classe S W126 impose d’emblée son élégance discrète et sa modernité. Exit les chromes ostentatoires et les lignes anguleuses : place à une silhouette fluide, tendue, et résolument tournée vers l’avenir. Les journalistes notent immédiatement la maturité du dessin de Bruno Sacco, qui signe là un design qui traversera les années sans prendre une ride.
La presse spécialisée salue également les efforts accomplis en matière de sécurité, de technologie embarquée et de confort de roulage. Mercedes innove avec un système de pré-tension des ceintures de sécurité, des matériaux mieux absorbants en cas de choc, et une cellule centrale renforcée. Côté mécanique, le public découvre une large palette de motorisations : du 6 cylindres en ligne 280 SE au prestigieux V8 500 SEL, tous les moteurs profitent de l’injection électronique et d’une gestion plus fine de la consommation.
La réception commerciale est à la hauteur des ambitions de la marque : les carnets de commande se remplissent dès la présentation. Tant en Europe qu’aux États-Unis ou au Moyen-Orient, la W126 devient rapidement le nouveau symbole de réussite sociale, souvent choisie comme voiture de chef d’État, de grands industriels ou de stars du cinéma.
La Classe S W126 s’impose d’emblée comme la référence mondiale des berlines de luxe. Mercedes ne le sait pas encore, mais ce modèle deviendra l’un des plus emblématiques de son histoire, avec plus de 818 000 exemplaires produits en douze ans.
Une révolution technologique au service du confort et de la sécurité
Avec la W126, Mercedes-Benz ne se contente pas d’un restylage ou d’une mise à jour technologique : la marque de Stuttgart introduit une véritable rupture dans l’approche de la berline de luxe. Ce modèle inaugure des solutions techniques inédites qui feront rapidement école dans toute l’industrie automobile.
L’un des axes majeurs est l’aérodynamisme. Grâce à une carrosserie au dessin plus fluide, la W126 atteint un Cx de 0,36, remarquable pour l’époque, ce qui profite directement à la consommation et à la stabilité à haute vitesse. Ce travail a été réalisé en soufflerie dès la phase de conception, une première chez Mercedes pour une berline de cette taille.
Sur le plan de la sécurité, la W126 intègre des zones de déformation optimisées, une colonne de direction rétractable en cas de choc et propose dès 1981 en option le système ABS Bosch, encore rare à l’époque. Dès 1988, les airbags conducteur et passager figurent également au catalogue, confirmant l’avance du modèle en matière de protection des occupants.
Côté confort, la suspension indépendante et les nouveaux matériaux d’insonorisation permettent d’offrir un niveau de silence inédit à bord. Le système de climatisation automatique (en option selon les versions) est l’un des plus avancés de son époque, avec réglage différencié par zone.
Enfin, sur les versions les plus prestigieuses comme la 500 SEL ou la 560 SEL, Mercedes propose des équipements alors très novateurs : suspension hydropneumatique arrière, sièges chauffants, correcteur d’assiette automatique, régulateur de vitesse Tempomat, ou encore ordinateur de bord avec indicateur de consommation instantanée.
Cette quête de sophistication technologique sans ostentation fait de la W126 une référence absolue, qui allie innovation, discrétion et efficacité dans la plus pure tradition de la marque.
Les concurrentes de la W126 : le choc des titans de la route
Au moment de son lancement en 1979, la Mercedes W126 entre sur un segment très disputé : celui des grandes berlines de prestige, réservées à une clientèle exigeante, souvent composée de dirigeants, de chefs d’État et de grands industriels. Si la firme à l’étoile domine historiquement cette catégorie, elle doit néanmoins faire face à une concurrence de plus en plus affûtée, venue d’Allemagne, de Grande-Bretagne, d’Italie et même du Japon en fin de carrière.
BMW Série 7 (E23, puis E32 à partir de 1986)
La BMW Série 7 E23 (1977–1986) est sans doute la rivale la plus directe. Moins orientée vers le confort et la discrétion que la W126, elle mise sur le plaisir de conduite et une ambiance plus sportive. Son six-cylindres en ligne est unanimement salué, tout comme sa direction précise. La E32 qui lui succède à partir de 1986 adopte une approche plus luxueuse, avec notamment une version V12 inédite sur le segment, mais reste globalement plus « dynamique » dans son ADN.
Jaguar XJ (Série III)
La Jaguar XJ Série III (1979–1992), au style raffiné signé Pininfarina, séduit par son élégance britannique et son raffinement mécanique. Elle offre un confort très soigné et des moteurs six et douze cylindres réputés… mais souffre d’une fiabilité plus aléatoire et d’un réseau après-vente moins étendu hors du Royaume-Uni. Elle demeure une concurrente crédible pour ceux qui recherchent charme et distinction.
Audi 200 / V8
Audi, encore jeune sur ce segment dans les années 1980, propose d’abord l’Audi 200 puis, à partir de 1988, la V8 quattro, sa première vraie limousine. Dotée d’une transmission intégrale permanente et d’un V8 raffiné, elle joue la carte de la modernité et de la technologie, mais ne parvient pas à égaler l’image de marque et la prestance de Mercedes.
Cadillac Seville et Lincoln Town Car
Les modèles américains comme la Cadillac Seville ou la Lincoln Town Car jouent plutôt sur la démesure et l’abondance d’équipements, mais pêchent souvent par leur finition et leur tenue de route, moins rigoureuses que celles des concurrentes européennes. Elles connaissent un certain succès dans leur pays d’origine, mais peinent à convaincre en Europe.
Lexus LS 400 (à partir de 1989)
En toute fin de carrière de la W126, arrive en 1989 la Lexus LS 400, une révolution venue du Japon. Silencieuse, parfaitement construite, bardée d’innovations, elle surprend les observateurs par sa capacité à rivaliser directement avec Mercedes. Cette offensive marque le début d’une nouvelle ère dans la haute automobile mondiale.
Versions et évolutions de la Mercedes W126 : une décennie de perfection en mouvement
La Mercedes-Benz W126 a connu une longue carrière de 1979 à 1991, ponctuée par une phase 1 (1979–1985) et une phase 2 (1985–1991). Cette longévité exceptionnelle s’explique par la maturité du projet initial, la qualité d’exécution des modèles, et l’adaptation permanente aux exigences du marché haut de gamme.
Phase 1 (1979–1985) : sobriété technologique et élégance sobre
Dès son lancement, la W126 tranche avec sa devancière W116 par un design plus fluide, plus aérodynamique (Cx de 0,36), et des lignes tendues signées Bruno Sacco. Elle est conçue selon les standards du programme « Energy Concept » de Mercedes, intégrant une réduction du poids, une meilleure sécurité passive (zones déformables, airbag conducteur en option dès 1981) et une consommation optimisée.
Les motorisations disponibles lors du lancement :
280 S / SE / SEL : 6 cylindres en ligne, 2.8 L, jusqu’à 185 ch (M110)
380 SE / SEL : V8 3.8 L (M116), environ 204 ch
500 SE / SEL : V8 5.0 L (M117), jusqu’à 240 ch
Carrosseries disponibles : berlines à empattement court (SE) ou long (SEL).
Finitions intérieures : exemplaires de sobriété, avec cuir, bois, climatisation automatique et ABS proposés en option selon les versions.
Phase 2 (1985–1991) : montée en puissance et raffinement accru
En 1985, la W126 subit un restylage discret mais profond :
Boucliers et bas de caisse peints ton caisse (au lieu du noir brut)
Nouvelle gamme de jantes et de teintes
Intérieur modernisé
Nouvelles motorisations plus efficientes grâce à l’injection électronique KE-Jetronic
Nouvelles versions et motorisations introduites :
260 SE (6 cylindres, 2.6 L, 166 ch)
300 SE / SEL (6 cylindres en ligne, 3.0 L, 188 ch)
420 SE / SEL (V8 4.2 L, 218 ch)
560 SE / SEL (V8 5.5 L, jusqu’à 300 ch en version « ECE » non catalysée)
C’est aussi à cette époque que naît la version la plus prestigieuse de la gamme :
La 560 SEL : l’apogée technologique
Véritable vitrine du savoir-faire Mercedes, la 560 SEL devient rapidement une référence. Avec son V8 de 5.5 litres, son accélération canon (0 à 100 km/h en moins de 7 s), sa suspension hydropneumatique arrière et son habitacle cossu, elle rivalise avec les meilleures limousines du monde. Elle est aussi un choix de prédilection pour les chefs d’État, dont François Mitterrand.
La 500 SEC / 560 SEC : les coupés d’élite
Parallèlement à la berline, Mercedes propose une version coupé grand luxe, le SEC, sans montant central, à la ligne majestueuse :
380 SEC, 500 SEC, puis 560 SEC (jusqu’à 300 ch)
Présence exclusive, finitions haut de gamme, positionnement ultra-prestigieux
Fiche technique et performances : l’élégance au service de la puissance
La Mercedes W126 n’a jamais cherché la sportivité tapageuse. Elle incarne une philosophie du luxe et de la performance tout en sobriété, avec une efficacité constante sur longue distance. À travers ses nombreuses déclinaisons, la W126 a su offrir un équilibre remarquable entre confort, robustesse et dynamisme.
Caractéristiques techniques générales
| Caractéristiques | Données clés |
|---|---|
| Carrosseries | Berline 4 portes (SE/SEL), Coupé 2 portes (SEC) |
| Empattement | 2 865 mm (SE) / 3 075 mm (SEL et SEC) |
| Longueur | 5 020 mm (SE) / 5 160 mm (SEL) / 5 060 mm (SEC) |
| Poids à vide | De 1 550 à 1 850 kg selon motorisation |
| Coffre | Environ 520 litres |
| Transmission | Propulsion (boîte manuelle ou automatique à 4 rapports) |
Performances selon les motorisations principales
| Version | Moteur | Puissance | 0–100 km/h | Vitesse max |
|---|---|---|---|---|
| 280 SE | 6 cylindres 2.8 L | 185 ch | ~10,0 s | 200 km/h |
| 300 SE | 6 cylindres 3.0 L | 188 ch | ~9,3 s | 210 km/h |
| 380 SE | V8 3.8 L | 204 ch | ~9,0 s | 215 km/h |
| 420 SEL | V8 4.2 L | 218 ch | ~8,5 s | 220 km/h |
| 500 SEL | V8 5.0 L | 240 ch | ~7,9 s | 225 km/h |
| 560 SEL (ECE) | V8 5.5 L (non cat.) | 300 ch | ~6,9 s | 250 km/h |
| 560 SEC | V8 5.5 L | 272–300 ch | ~6,5–7,0 s | 245–250 km/h |
Confort et équipements
La W126 proposait des équipements novateurs pour l’époque :
ABS en série à partir de 1985
Airbag conducteur (option dès 1981, généralisé ensuite)
Régulateur de vitesse
Climatisation automatique
Sièges chauffants à mémoire
Suspension arrière autonivellante sur certaines versions
Ces éléments participent à son positionnement haut de gamme, mais aussi à son côté intemporel, encore apprécié aujourd’hui.
La W126 sur les écrans : la favorite des puissants et des intrigues
Symbole de réussite, de pouvoir et d’élégance discrète, la Mercedes W126 a naturellement trouvé sa place sur les écrans du monde entier, notamment dans les années 80 et 90. Sa silhouette statutaire et sa présence imposante en ont fait un choix privilégié pour incarner chefs d’État, hommes d’affaires, espions… et parfois même truands.
Une star dans les productions hollywoodiennes
L’Arme Fatale (1987) : la Mercedes 560 SEL noire est utilisée dans plusieurs scènes par les antagonistes, illustrant la voiture de luxe des mafieux.
Rain Man (1988) : la W126 y apparaît en toile de fond, témoin du luxe ambiant des années 80.
Ronin (1998) : bien que dominé par les BMW et Audi, le film présente brièvement une W126 dans une scène de rue en France.
Wall Street (1987) : symbole de pouvoir, plusieurs modèles W126 apparaissent comme véhicules des traders et hommes d’affaires.
- Road House (1989) : la Mercedes 500 SEC apparaît comme la voiture personnelle du héros James Dalton, symbole de luxe et de puissance discrète.
Une présence notable dans les séries télé
Dallas (1978–1991) : les Ewing roulent principalement en Cadillac ou Lincoln, mais des Mercedes W126 font de fréquentes apparitions dans l’entourage de la famille.
Columbo : dans certains épisodes des années 80, des suspects fortunés se déplacent en Mercedes S-Class W126.
Miami Vice : bien que dominée par Ferrari et Testarossa, la série montre régulièrement des Mercedes W126 dans les parkings de clubs huppés ou à la sortie d’aéroports.
Un rôle souvent lié au pouvoir
Dans les films et séries, la W126 est rarement le véhicule principal d’un héros. Elle incarne davantage :
L’homme d’affaires influent,
L’ambassadeur ou politicien discret,
Le chef d’organisation criminelle ou de sécurité.
Cette association est renforcée par ses lignes sérieuses, sa peinture sombre souvent métallisée, et son habitacle cossu.
La W126 en collection : entre élégance classique et robustesse allemande
La Mercedes-Benz W126 est aujourd’hui considérée comme une icône de la production allemande des années 80 et 90. Son design intemporel, sa qualité de fabrication exceptionnelle et son confort impérial en font une valeur sûre pour les amateurs de youngtimers et de berlines de prestige.
Valeur d’achat : une légende encore accessible
Les prix varient fortement selon la motorisation, l’état, l’entretien et la rareté du modèle. Voici quelques repères (valeurs moyennes en 2025) :
| Version | État correct | Bon état / Faible kilométrage | État concours / Restauration parfaite |
|---|---|---|---|
| 280 SE | ~5 000 € | ~8 000–10 000 € | Jusqu’à 15 000 € |
| 500 SEL | ~7 000 € | ~12 000–15 000 € | Jusqu’à 20 000 € |
| 560 SEC (très recherché) | ~12 000 € | ~20 000–30 000 € | 35 000 € et plus |
Les versions les plus cotées sont les 560 SEC, les modèles V8 avec intérieur cuir et options rares (toit ouvrant, sièges à mémoire, clim auto…).
Entretien : une Mercedes construite pour durer
Le mythe de la fiabilité Mercedes se vérifie avec la W126, mais l’entretien reste essentiel. Les points à surveiller :
Corrosion : ailes arrière, passages de roue, soubassement
Suspension pneumatique (si équipée) : les sphères doivent être remplacées après 10–15 ans
Boîte automatique : fiable si bien entretenue, vidanges régulières obligatoires
Électronique : peu présente, mais les modèles fin de série peuvent avoir des soucis de relais ou de gestion moteur
Heureusement, les pièces sont encore disponibles, souvent à des tarifs raisonnables grâce à la forte communauté de passionnés et à la production en grand nombre (près de 900 000 unités).
Assurance et fiscalité
En France, la W126 peut être assurée comme véhicule de collection si elle a plus de 30 ans et n’est plus utilisée quotidiennement. Cela ouvre droit à :
Une assurance à tarif réduit
Une carte grise collection
Une dispense de contrôle technique tous les 5 ans
Un plaisir automobile à l’ancienne
Rouler en W126 aujourd’hui, c’est faire l’expérience :
D’un silence de fonctionnement exemplaire,
D’une suspension moelleuse mais stable,
D’une présence sur la route qui force encore le respect.
Elle attire l’œil des connaisseurs sans ostentation. Sa cote reste sage… pour l’instant.
Les modèles réduits de la W126 : une berline de prestige à l’échelle
Pour les passionnés de Mercedes comme pour les collectionneurs de miniatures, la W126 est une pièce incontournable. Elle incarne à l’échelle réduite l’élégance, la rigueur allemande et le prestige discret des années 80 et 90. Qu’il s’agisse de la représenter en limousine 560 SEL ou en berline 280 SE, les fabricants ont su capturer son style intemporel.
Échelle 1/43 : la plus répandue
Compacte et riche en détails, l’échelle 1/43 est prisée par les collectionneurs qui souhaitent rassembler de nombreuses voitures sur des étagères thématiques.
Fabricants notables :
Minichamps : réputé pour sa finesse, propose la 560 SEL dans plusieurs couleurs (noir, bleu nuit, gris métal).
IXO Models : souvent plus abordable, avec des versions police ou taxi allemand (notamment la mythique « Taxi Mercedes » crème).
Neo Scale Models : offre des versions plus rares comme les modèles blindés ou à carrosserie allongée.
Certains modèles présentent même les jantes d’origine, les inserts chromés et les intérieurs fidèles à la teinte d’époque.
Échelle 1/18 : la W126 en grand format
Plus rare mais spectaculaire, la W126 au 1/18 attire les amateurs de réalisme et de mécaniques visibles.
Les versions 1/18 permettent de mieux apprécier les volumes de cette grande berline et d’observer les subtilités de finition, du volant à la moquette.
Fabricants à retenir :
OttoMobile : a édité des Mercedes 560 SEL dans un moule résine très réussi, avec finitions sobres et lignes précises.
KK Scale : propose des versions en métal ouvrant (portes et capot), avec une belle présence et des intérieurs travaillés.
- Norev : propose des modèles de W126 560 SEL plutôt réalistes, avec ouvrants et à un prix variable selon la couleur.
Pour les amateurs de dioramas et de mises en scène
Avec ses lignes sobres et ses nombreuses livrées d’époque (gris anthracite, noir verni, beige champagne…), la W126 miniature est parfaite dans :
des dioramas de salons automobiles ou de parkings d’ambassades,
des scènes urbaines années 80,
ou aux côtés de modèles de BMW Série 7 ou Audi V8 pour illustrer la rivalité d’époque.
Conclusion : La W126, l'élégance allemande à son apogée
La Mercedes-Benz W126 reste, aujourd’hui encore, l’un des modèles les plus emblématiques de la marque à l’étoile. Élue à maintes reprises comme la meilleure berline de son époque, elle a su conjuguer confort, sécurité, innovations techniques et prestance sans jamais tomber dans l’ostentatoire. Plus qu’une voiture, elle incarne une philosophie : celle d’un luxe discret, d’une robustesse exemplaire et d’une ingénierie tournée vers l’excellence.
Qu’elle ait été conduite par des chefs d’État, des chefs d’entreprise ou des passionnés exigeants, la W126 a marqué les esprits par sa longévité, son équilibre et son style intemporel. Aujourd’hui encore, elle continue de séduire les collectionneurs et amateurs d’automobile classique, que ce soit à travers un modèle soigneusement entretenu dans un garage ou dans les vitrines d’un passionné de miniatures.
Véritable témoin d’une époque où Mercedes dictait les standards du haut de gamme, la W126 mérite amplement sa place parmi les légendes de l’automobile. Et pour beaucoup, elle reste à jamais la grande Mercedes par excellence.
Le Mot du Bagnolard
Pendant toute mon enfance et mon adolescence, la Classe S, c’était elle : la Mercedes W126.
Je ne la voyais pas souvent dans la rue, mais à la télé, elle était partout. Voiture de trafiquant dans Miami Vice (souvent en version longue, avec l’antenne boomerang sur le coffre), berline du méchant Sud-Africain dans L’Arme Fatale 2, et bien sûr, l’inoubliable 500 SEC conduite par Dalton dans Road House. À l’écran comme dans l’imaginaire collectif, elle incarnait la réussite : qu’on soit diplomate, mafieux ou grand patron.
Avec le recul – et en comparant à la qualité parfois douteuse des voitures modernes – je me dis que c’est peut-être l’une des meilleures Mercedes jamais produites. Une ligne sobre et intemporelle, une robustesse à toute épreuve, une vraie notion de confort et de sécurité, et des motorisations nobles, sans fioritures.
À 20 ans, ce n’était pas le genre de voiture qui me faisait rêver… mais aujourd’hui ? Je la trouve plus désirable que jamais. Surtout en coupé.
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